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Je crois que je ne t’aime plus…

9 Oct

Tu auras peut-être, toi aussi, fredonné la chanson de Cali (si tu ne vois pas de quoi je parle, clique et écoute)

On parle souvent sexe, on parle souvent couple, mais si y a un truc dont on parle pas trop, c’est la rupture.

Y a plusieurs façons de rompre, plusieurs raisons de rompre, et, en soi, on nous demande pas vraiment notre avis. Mais, autant larguer ton mec parce qu’il t’a trompé c’est facile, autant le faire parce que tu ne l’aimes plus, là, faut du level.

Y a plusieurs étapes pour une rupture pour cause de je ne t’aime plus.

Étape 1 :  la prise de conscience.
Y a pas forcément plus d’engueulades que d’ordinaire, y a pas forcément de blasage de voir la gueule de l’autre, y a pas forcément de changements, en fait, sauf en nous. Ça s’amorce doucement, c’est souvent pour ça qu’on ne le voit pas venir d’ailleurs, et aussi pour ça qu’on a tant de mal à le reconnaitre.

Quand j’ai demandé comment on savait qu’on était amoureux, on m’a répondu « les papillons? », et oui, effectivement c’est un signe, les papillons dans le ventre, l’anxiété à l’idée de se voir, le temps passé dans la salle de bain, l’impression de ne jamais être assez bien, le sourire en coin, niais, qui s’accompagne parfois de rougeurs aux joues, l’envie de se parler, tout le temps, l’envie de s’annoncer au plus vite le moindre changement de vie etc. mais quand vous êtes en couple depuis un certain temps, tout ça, ça n’existe plus vraiment. L’habitude a pris le dessus, le quotidien, et, par conséquent, ces signes-là ne sont plus là. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on aime plus l’autre, et c’est pour ça que c’est compliqué de voir que non, je ne t’aime plus.

Parce que l’amour c’est aussi la passion, mais la passion aussi peut s’essouffler. Parce que l’amour se transforme parfois, en amitié, en colocation, en affection, mais plus en Amour. Personnellement, j’ai toujours eu du mal à me rendre compte que je n’aimais plus. Mes déclics venaient des autres. Quand je commençais à regarder plus facilement l’herbe du voisin, quand je commençais à m’attacher à d’autres personnes etc. mais le plus simple c’était quand je me demandais comment je me voyais dans un an, cinq, dix. Est-ce que l’autre était là? Est-ce que je m’imaginais une vie sans lui? Si je pouvais dire « oui, ce sera difficile au début, mais je peux avancer seule » alors c’était foutu, je n’aimais plus, ce n’était plus mon cœur qui répondait mais mon cerveau, ma logique, plus mes sentiments, donc les sentiments n’étaient plus là.

Étape 2 : préparer l’annonce.
Parce qu’on balance pas ça comme ça. Non, je t’assure, même si on aimerait tous se débarrasser de la chose fissa, on peut pas. On sait qu’on va devoir s’expliquer, tu peux pas te casser sans prévenir, ça se fait pas. Mais quand tu romps, l’autre demande toujours pourquoi. Et, étrangement, ça fait aussi mal que ce soit parce qu’il y a quelqu’un d’autre ou parce qu’on n’est plus aimé. Clairement, c’est comme un pansement, faut l’arracher d’un coup. Faut pas attendre, quand tu veux quitter l’autre, parce que tu vas trouver 36.000 raisons de rester. Si tu penses que rester en couple avec quelqu’un que tu n’aimes pas/plus ce n’est pas grave, je t’en prie, fait! Mais perso je ne peux pas, par respect pour l’autre, comme pour moi, comme pour les souvenirs que je veux garder de cette histoire (parce que quand je n’aime plus je deviens une teigne, moins de patience etc. et on va finir par se taper dessus…). Tu vas peut-être vouloir peser le pour et le contre. Est-ce une bonne idée ? Là encore, c’est à toi de voir. Je dirais oui et non (ce qu’il y a de bien avec les avis tranchés, c’est que ça relance le débat (dédicace Kaamelott)). Tout dépend des questions que tu te poses, si c’est un « serais-je plus heureux sans elle? » je dis ok, si c’est « vais-je m’en sortir financièrement sans lui? » là, non. On n’hésite pas non plus sous prétexte que ça va faire mal en face, parce que c’est inévitable, même si l’autre est d’accord avec vous, le changement ça fait chier.

Étape finale : l’annonce.
Non, on ne commence pas par un « il faut qu’on parle ».
Non, on ne glisse pas un « j’aimerais qu’on reste amis ».
On y va cash, ça sert à rien de tourner autours du pot (ma technique? « Je pense qu’il vaut mieux qu’on arrête là » et je développe en fonction de la réaction). Si tu espères que ça prenne 5min, je te le dis, tu te touches. Ça risque de durer même la nuit complète, mais une rupture ça ne se bâcle pas. Parce qu’on ne gâche pas la fin d’une histoire d’amour (déjà) et parce qu’on fait pas sa pute, on prend le temps de mettre les choses à plat pour que l’autre puisse rebondir plus facilement, on lui doit bien ça. Ça veut aussi dire qu’on fait pas ça par SMS, téléphone, mail, Skype, Facebook, Twitter ou que sais-je encore, on se greffe une paire de couilles et on y va pour un face à face. Certains vont penser que c’est plus facile de faire en sorte que l’autre vous haïsse (je te trompe avec ta mère, on va vivre dans le Larzac élever des chèvres), mais non, rien ne vaut l’honnêteté. C’est plus facile de tourner la page en ayant conscience des tenants et des aboutissants, qu’en se noyant dans la haine.

Voilà, j’espère que mes conseils te seront utiles (ou pas) et je te souhaite du courage !
N’hésites pas à nous dire comment tu as géré/gère/gèrerais la situation !

Des bises
Mya0u

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Le retour du come back de l’ex

29 Avr

Mais ! On en aura donc jamais fini avec çuilà ?!

Faut croire que non.

Dans la vie, t’as des ex. Oui, on l’a déjà dit, on croit pas aux contes de fées (on le dit pas fort en tout cas). T’as l’ex-gentil, s’tadir, celui avec qui t’es resté pote. T’as l’ex-haineux, s’tadir celui que tu détestes et que t’as rayé de ta vie forever & never. Pis t’as les autres qui sont là, ou non, dont tu te fous un peu.

Quand t’es resté un petit peu avec l’ex mais qu’il-elle est plus dans ta vie, viennent les moments de solitude où, sans raison apparentes, ex déboule. Alors bien sur, souvent il-elle revient pour tirer un coup (c’est pourtant pas faute de dire qu’on ne retape pas dans ses ex, nan mais merde ! Est-ce que tu vas finir ton sandwich dégueulasse au thon qui moisi dans ta poubelle depuis des lustres ? Non. Parce que le thon c’est pas bon et que c’est pas pour rien que tu l’as jeté !). Mais voilà, des fois, il-elle revient pour toute autre raison.

Je sais pas si t’es, comme moi, un peu concon et que par conséquent tu dis souvent à tes ex « je suis là si t’as besoin » quand tu viens de les larguer, ou que tu viens de te faire larguer -comme-une-merde mais faut savoir que chez certains, ça tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Du coup, en cas de couille, boum, le-la revoilà qui débarque.

Mais attention, ça ne se passe pas 2 mois après votre séparation, non, non, plutôt passé un an, ou deux, ou plus (on s’en fout, ça date quoi). Tu reçois un SMS (oui parce que l’ex est i-tech donc il-elle va pas t’envoyer une lettre, et puis il-elle va pas t’appeler, la paire de couille n’est toujours pas greffée), généralement, t’as viré le numéro donc tu réponds par un banal « C ki? » si t’es un porc du texto ou par un « Je suis désolé, je reconnais pas le numéro, tu es? » si tu es un poil plus éduqué, ce qui, soyons clair, doit être carrément vexant. Du coup, soit tu as un ex intelligent qui s’excuse « Ah pardon, c’est trucmuche » qui enchaînera sur des banalités avant de réclamer ton aide, soit tu as un ex à l’égo surdimensionné et un peu très con qui s’énerve « Ok super, t’as viré mon numéro, t’es vraiment un-e connard-connasse va mourir » qui finira par s’excuser pour sa connerie (ou, là encore, si t’es comme moi, qui finira par te raconter sa vie quand tu lui auras rappelé qu’après un an de séparation y a prescription). Bref.

Mais j’ai pas fini.

Si les problèmes du dit-ex concerne sa nana/son mec actuel, il/elle finira par te faire comprendre qu’il/elle veut te revoir, et pas pour faire des colliers en macaronis (faut pas les faire cuir hein, les pâtes, pour un collier. tu peux les peindre aussi). Si les problèmes sont autres (familiaux, pros, santé etc.) tu auras sans doute droit au « je sais pas pourquoi je te raconte ça » qui n’a qu’un seul but : t’entendre dire, encore, « mais je suis là si tu as besoin de quelque chose » (espèce de connassececi est un communiqué pour ma propre personne-). C’est à se demander, quand même, le but de tout ça.

Et bien, madame monsieur, je crois l’avoir découvert, le but de la manœuvre !

Je sais, t’attends ma révélation ingénieuse tout impatient en te tortillant devant ton écran et tu me détestes d’écrire encore sans te dire ce que j’ai découvert d’expérience personnelle. Après, je fais une généralité donc y a bien un con qui va me contredire mais bon, c’est la rançon de la gloire, que veux-tu.

Donc, je pense avoir compris.
L’ex veut juste se rappeler à toi !
Quoi ? Mais non !
SI ! Parce que s’il-elle a des problèmes (de couple, de thune, de sexe, de taff, de famille, de chien…), la logique veut qu’il-elle en parle avec quelqu’un qui peut l’aider (et que ça intéresse) genre un pote, un parent, un banquier, un véto, un sexologue, Pôle Emploi (bon courage) et pas à son ex qui n’est pas au courant de la dernière position découverte qui lui a pété le frein (ou du boss qui la harcèle sexuellement, ou du nouveau chien qui mange les coussins ou… bref, ce que tu veux quoi).

Conclusion ?

Y en a pas. Tu fais ce que tu veux, je m’en fous, mais sérieusement, les ex commencent à sévèrement me taper sur le système. Est-ce que je les contacte, moi, quand j’ai un problème ? Bah non. Chacun sa merde, et Dieu (ou peu importe qui) pour tous !

Et toi, tes ex aussi te font ce plan là ? Tu réagis comment ? Ils te racontent quoi ?

Des bises !
Mya0u

Ceci est une affiche d'une comédie italienne. Je vous en dis pas plus, je pige rien à l'italien.

Ceci est une affiche d’une comédie italienne. Je vous en dis pas plus, je pige rien à l’italien.

L’amour, on y croit ou pas ?

8 Fév

Dans ma vie de jeune-demoiselle-recherche-un-mec-mortel (coucou Diams), j’ai embrassé des crapauds dans l’espoir d’y trouver mon Prince Charmant. Oui, je sais, je suis naïve de croire encore à ça, mais je te rassure, depuis j’ai vieilli et j’ai cessé de croire au Père Noël, à la Petite Souris et à l’Amour-qui-dure-toute-la-vie-avec-du-rose-et-des-paillettes.

L’amour, c’est un peu une grosse carotte. Je sais pas qui a eu l’idée de base, mais comment il nous l’a fait à l’envers c’bâtard !

Mais voilà, moi je suis fofolle, je m’emballe et des fois je m’embarque dans des trucs mon p’ti, que personne y aurait mis les pieds, que tout le monde sait D’AVANCE que tu vas te planter, mais moi je fonce, tête baissée, toute fière de ma connerie.

« Je t’aime ».
Je l’ai tellement dit cette petite phrase. Et le pire c’est que j’y croyais. Appelez moi Candide. Et non seulement j’y croyais, mais j’arrivais à convaincre les autres. Tellement que je me suis fiancée. Et pire. Je me suis mariée. (Rassure toi -oopa- j’ai divorcé depuis et c’est mieux, en fait). Et puis après je me lasse, l’autre me gonfle, je passe à autre chose, à un autre bonhomme, à une nouvelle coupe de cheveux et on n’en parle plus.

Et puis, un jour, je croise un type. Il a pas ZE physique du beau-gosse, mais moi je frétille des moustaches donc j’ui chaude comme une baraque à frites, je dragouille sévèrement (maladroitement) jusqu’à ce que le malheureux cède. J’en fais mon boyfriend pendant deux ans, à coup d’engueulades, d’infidélités (de lui), de séparations et de rabibochages jusqu’au stop final, le moment où tu te dis que l’amour ça fait pas tout et que là, en l’occurrence, ça fait même rien du tout.

Tu pleures en écoutant des chansons d’amour, tu passes du je-le-déteste-je-veux-qu’il-choppe-un-herpès-de-la-kékette-et-la-lèpre à un mais-tu-comprends-pas-que-je-l’aime-pour-toute-ma-vie-forever-and-never, t’es pathétique entre ton pot de crème glacée et ton paquet de mouchoirs, tu le hais parce que tu sais que lui de son côté il est passé à autre chose et qu’il trempe son zgeg dans toutes les cagoles du coin et puis, à un moment, t’as le déclic. Tu connais ton passif, tu sais que dès qu’un autre mâle entre en scène tu te prends au jeu, tu te laisses grimper comme l’Everest et que t’oublies tous les autres, alors tu te lances dans la quête du mec qui te fera oublier l’ex. Et là. Ça marche pas.

Les autres sont bien mignons c’est vrai, y en a même qui arrivent à te projeter dans un avenir lointain fait de maison et de gamins, d’autres qui te font comprendre que t’es pas vilaine et qu’ils seraient pas contre un plan vite fait dans une ruelle, mais toi, en face, bah non. Tu tentes bien 2/3 trucs avec les connards du coin, des sourires plein de dents et du papillonnage de cils mais non, t’es cassée, la machine marche plus. Et là c’est la panique.

C’est donc ça l’amour, le vrai, et pas juste le plan qui dure le temps que ça dure et basta ?

Bien sur, tu sais que tu finiras par t’en remettre, t’es pas coconne non plus, tu sais bien qu’on se remet de toutes les pertes que la vie met sur ton chemin boueux, mais ça fait chier. T’as beau savoir que, bah, on finit par tourner la page, tu sais aussi que quand on appuie un peu trop, ça pique encore même avec les années qui passent. T’avances, souvent tu remplaces l’autre, sans doute que t’aimeras peut-être encore plus le prochain, mais t’as encore quelques étincelles dans les yeux quand tu parles de lui (de haine, les étincelles, ou d’un relent de sentiments, ça dépend).

Alors, forcément moi l’amour j’y crois, mais je crois que non seulement ça vient pas comme ça, mais surtout, que c’est pas forcément quand t’as le nez dedans que tu le vois.

T’as déjà aimé toi ? T’es plutôt genre « l’amour c’est le top, garde la pèche meuf ! » ou à vouloir partager mon pot de crème glacée devant Bridget Jones ? Ça vaut pour vous aussi messieurs !

Des bises,
Mya0u

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