Tag Archives: homo

Hétéro, moi? Non, et alors?

14 Avr

J’ai été élevée comme beaucoup de petites filles, on m’a appris à aimer les garçons. Sauf que je n’avais pas besoin de l’apprendre. Je me suis rendue compte toute seule que j’étais attirée par eux. Au final, on m’a surtout appris qu’aimer les filles, c’était possible, mais seulement par le biais de l’amitié. Tomber amoureuse d’une femme quand on en est une, c’est dommage. Dommage.

En allant vers les autres j’ai découvert que malgré l’éducation que j’avais reçue, beaucoup de filles me semblaient aussi intéressantes que les garçons. Merde. Ce que j’avais pressenti pendant toute mon enfance se confirmait. J’ai tout de même fait profil bas, je suis sortie avec quelques garçons et oui, j’ai flirté avec quelques filles, j’ai même eu de sérieux béguins pour certaines mais je n’ai jamais sauté le pas et je n’en ai parlé à personne. Pourquoi ?

Un jour, j’ai demandé à ma maman ce qu’elle penserait, si, de façon hypothétique, il se trouvait que je sois gay. Elle m’a répondu que, bien sûr elle m’aimerait toujours, mais qu’elle se sentirait déçue pour moi, que ce serait dommage. Que ma vie serait très difficile, et que ça allait m’attirer pleins d’ennuis. Quand j’ai émis l’hypothèse de la bisexualité, elle m’a répondu que c’était une mode, un genre qu’on se donne, et n’a même pas pris le temps de considérer l’idée plus de 3 secondes. De toutes façons je suis hétéro, pas vrai ?

Dans cette atmosphère super propice à l’épanouissement personnel, je me suis dit que je remettrais ma sortie du placard au jour où je trouverais la femme de ma vie. Sauf qu’entre temps je suis tombée follement amoureuse d’une personne qui se trouve être un garçon. Hé oui. Le hasard fait « bien » les choses, je passe pour hétéro auprès de la plupart des gens, et je n’ai jamais vraiment à faire mon coming-out.

Sauf que voilà, je ne suis pas hétérosexuelle. Je suis bisexuelle. Rares sont les personnes qui connaissent cette information. Parmi mes proches, seul mon copain est au courant. C’est la seule personne que j’ai toujours sentie capable de m’accepter sans me juger.

Aujourd’hui, je n’en peux plus d’être complètement niée. Mon père ne comprend pas pourquoi certaines personnes gay ressentent le besoin de crier leur différence, moi je comprends. Quand tout le monde s’adresse à toi comme s’il était évident que tu es hétéro, quand tout le monde lève les yeux au ciel à l’idée que tu es gay ou bisexuel, tu te sens ignoré, amputé d’une partie de toi-même, privé du droit d’assumer totalement ta façon d’aimer.

Si presque tous les hétéros se comportent comme si leur entourage l’est forcément, par habitude et éducation, je suis désolée de constater que pas mal d’homosexuels rejettent aussi la bisexualité. C’est une mode. On est gay ou on l’est pas. Se donner un genre avec l’homosexualité c’est mal. J’ose prétendre aimer aussi les femmes alors que je ne couche même pas avec ? Ce n’était que des expérimentations de jeunesse. Ridicule, j’essaie juste de me rendre intéressante. (Intéressant d’ailleurs de constater que mes premières expériences sexuelles étaient avec une femme. Passons. Une expérimentation qu’on vous dit.) T’es avec un mec, t’es monogame, donc t’es hétéro. Point.

Tant de choses m’agacent. Si je ne trouve pas une fille attirante, c’est juste parce que je suis jalouse de sa beauté, et pas parce que tout simplement ce n’est pas mon genre. On me demande toujours si j’ai un copain. Pas si j’ai quelqu’un. On me surveillait de près quand j’invitais des garçons à la maison au cas où je deviendrais une fille facile, mais me laisser seule avec une autre fille dans la chambre ne posait pas de problème.

Mon père me balance régulièrement, dans nos débats sur les droits des homosexuels, qu’il connaît bien mieux le sujet que moi parce que certains de ses amis étaient gays (ils sont tous morts du sida d’ailleurs, les gays ont une vie dangereuse tu vois !) et que donc il sait comment un gay fonctionne. Alors que moi non, je suis trop jeune pour comprendre. Ca ne lui a jamais traversé l’esprit que je puisse comprendre certaines choses pour la simple raison que je suis bisexuelle moi-même. Non. Quelle idée.

C’est douloureux. Ce n’est pas aussi grave que de souffrir d’une homophobie ouverte et incessante tous les jours. Mais chaque négation de ma sexualité est comme une petite coupure qui cicatrise mal et qui s’ajoute aux autres, et qui me grattent et me brûlent toutes ensemble au fond de moi tous les jours. Et qui me donnent envie de crier : bordel de dieu, oui j’aime les hommes, et aussi les femmes, et alors ? Qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Ca ne fait pas de moi une détraquée, une menteuse ou une pauseuse !

Mais je n’y arrive pas. Trop de gens aujourd’hui me voient comme une femme hétérosexuelle. Installée. Ok je vis actuellement avec un homme, et j’espère partager toute ma vie avec lui (oui je suis fleur bleue en plus !) mais ça ne veut pas forcément dire que je suis hétéro.

Dire la vérité ne changera pas qui je suis, non. Mais ça changera la façon qu’ont les gens de me voir. Et encore. Ce qui m’effraie le plus, je crois, c’est que cette vérité ne soit pas prise au sérieux. Certaines personnes se trouveront forcément le droit de me dire ce que je ressens vraiment à ma place. Je suis persuadée que si je faisais mon coming-out en tant que bisexuelle, on considérerait ça comme la fantaisie d’une hétéro qui se fait chier et qui cherche à surfer sur la vague gay (légalisation du mariage, tout ça, trop IN).

Si je vous raconte ça aujourd’hui, c’est parce que j’ai l’impression d’être privée de mon droit d’assumer qui je suis. Je ne me définis pas entièrement par ma sexualité et donc je ne la crie pas sur tous les toits. Non. Mais c’est important pour moi que les gens reconnaissent la façon dont j’aime, la façon dont je vis intérieurement. ET j’avoue ne pas voir de solution immédiate.

C’est ce qui me fait te demander, à toi, lecteur, de faire preuve de tolérance envers la personne qui n’est pas comme toi, que tu sois gay, hétéro, ou autre chose. Ne sois pas tolérant qu’avec les personnes qui affichent ouvertement leur sexualité. Sois tolérant tout le temps, considère que chaque personne qui s’adresse à toi est peut-être hétéro, peut-être gay, peut-être bi et qu’elle n’en parlera pas directement parce qu’elle considère que c’est personnel et qu’elle n’a pas à te prévenir pour que tu le prennes en considération.

Merci pour ta patience lecteur.

469431235

Publicités

2+1 = 3

19 Avr

Le plan à trois c’est ZE fantasme. Principalement masculin. Parce qu’ils s’imaginent que c’est toujours 2 filles + 1 mec.

Mais en fait, y a plein de configurations !

2 filles + 1 mec
2 mecs + 1 fille
3 mecs
3 filles
Pis tu peux ajouter des animaux aussi *joke*

Généralement, le plan à trois touchent deux catégories de personnes : les couples de longues dates qui veulent pimenter leur relation & les petits djeuns qui se disent que c’est hype sans voir plus loin. Après, t’as le rare cas du mode de vie, autrement dit les libertins/échangistes/mélangistes, qui pratiquent plus ou moins régulièrement. Mais là je te parle surtout de quand tu veux tester une fois ou deux.

Oui, ou deux. Parce que dans un couple hétéro, il est pas rare que si l’homme veut deux femmes dans son lit, la dame attend un juste retour des choses avec deux hommes dans le sien, de lit.

1 mec, 2 filles, 1 filles, 2 mecs, 3 filles, 3 mecs et surtout, des milliers de possibilités !

Non, toutes les femmes ne sont pas bis, on est seulement plus ouvertes et moins « oh mais moi j’ui pas pédégouine ! » que les garçons, donc on a pas peur de passer pour une lesbienne sous prétexte qu’on a galoché une copine pendant un plan à 3. C’est pas pour autant que toutes les nanas sont emballées à l’idée de bouffer le minou de leurs potes, soyons bien clair là-dessus. Elles peuvent -comme les mecs- avoir envie d’essayer pour pas mourir connes, mais ça s’arrête là. (elle peut aussi, du coup, se découvrir elle-même sur le tas, hein). Du coup, faut laisser faire. C’est pas parce que madame touche pas l’autre dame que ça les empêche de te toucher toutes les deux et pareil pour les mecs. On force pas !

Pour aborder le sujet, sincèrement, je te souhaite bien du courage. Une nana a plus de chance de faire céder son mec que l’inverse. A condition que la troisième personne soit de sexe féminin. (J’ai jamais entendu un mec me dire « oh oui ! faisons un plan à 3 avec un mec, j’ai envie d’essayer ! » mais je suis peut-être pas tombé sur les bons). Un gars qui propose à sa nana, c’est quitte ou double. Soit elle est enchantée et franchement, t’es chanceux, soit elle va te bouder pendant un long moment à l’idée Ô combien déplacée de lui faire entendre qu’elle te suffit pas. Je sais, t’as pas dit ça, mais c’est comme ça que ça sonne à son oreille.

Bref.
Admettons que vous soyez prêts, tous les deux. Comment ça se passe ?
Va falloir choisir le-la +1. On évite de taper dans les potes, les siens ou les tiens, parce que là c’est le drame. Et dans les deux sens. Un mec qui propose sa meilleure amie ou la meilleure amie de sa meuf est sur de signer son arrêt de mort (ça vaut aussi pour la nana qui choisi le meilleur ami de son mec ou le sien, ou son frère, ou son père, mais là c’est sale). Et une nana qui choisie sa meilleure amie ou celle de son mec a de grandes chances que son amitié devienne compliquée (là aussi, ça vaut pour le type). Le mieux reste l’inconnu-e ou la connaissance en soirée.

Qui chasse ? Comment ?
Si vous choisissez une connaissance de soirée, vous pouvez chasser ensemble. Abordez là normalement, vous la connaissez de vue -au moins- et réciproquement, après, le mieux c’est de laisser la nana draguer si vous chassez une femme. Si vous prenez un mec, c’est plus risqué. Ta copine arrivera surement à mieux draguer sans toi, mais te faire accepter derrière c’est un peu chaud. Et le fait que les mecs se sentent blessés dans leur virilité s’ils se font draguer par un homme n’aide pas. Donc, le mieux, c’est juste elle ou vous deux.
Pour l’inconnu-e, c’est pareil.

Ensuite, comment on se met dans le move ?
Faut battre le fer quand il est chaud ! Si le-la +1 est partant-e, faut y aller. Y a pas de « on prend RDV pour le week-end prochain ! » non, on baise directe. Les RDV c’est pour ceux qui ont déjà fait et qui veulent remettre un coup, sinon, y a un des trois qui va se dégonfler au dernier moment, ou qui va se poser 5.000 questions sur le comment, pourquoi, quand, et si…, mais… bref, on y va quoi !

Mais franchement, je pense que le mieux c’est de voir ça au feeling. Beaucoup de couples sont contres (ou n’osent pas le dire) quand on en parle, mais sur le terrain ça se passe autrement. Concrètement, y a des soirées où, sans raison apparentes, ça part en couille, bah c’est le moment quoi. Pour une fois, je suis plutôt partisane du « on agit, on réfléchit après » parce que sinon c’est le bordel.

Par contre, je pense qu’en parler quand c’est fait c’est bien. Pas dès que c’est fini hein, mais le lendemain, et pas quand le-la +1 est là. Histoire de donner son avis, dire ce qu’on a aimé ou pas, et peut-être vouloir recommencer !

Et toi, le plan à 3 tu pratiques ? Tu veux pratiquer ? T’en penses quoi ? T’as des anecdotes à nous raconter ? Bref, lâche toi, on est entre nous !

Des bises !
Mya0uplan-a-trois-163120_L

La porte interdite …

29 Oct

Interdite ? Non ! Dieu (ou je ne sais qui) merci, nous ne sommes pas aux states et chez nous, ce n’est pas illégal. Mais, mine de rien, il persiste par là une douce odeur d’interdit, un tabou qui tente à se soulever dans les mots, dans les discussions, mais qui, au sein de nos couettes, reste encore à dépasser pour certains.

Beaucoup d’hommes sont tentés, intéressés, intrigués par ce lieu, d’autant plus quand ils ne l’ont qu’imaginé, quand leurs partenaires n’ont pas encore accordé la sacrosainte autorisation. Vous ne voyez toujours pas de quoi je parle ? Je parle de pénétration. Mais pas vaginale non, c’est trop commun, trop courant, c’est has been. Je vous parle de sodomie. Ça ne s’adresse pas qu’aux couples gays (au cas où t’en doutais), ni seulement à la partie femme d’un couple hétéro. Autant être clair, toutes personnes possédant un anus est susceptible d’être sodomisée. Et de sodomiser aussi, parce qu’il ne faut pas forcément un pénis pour le faire, on a des gadgets que diable !

La sodomie. Donc.
On entend toujours les mêmes réflexions quand il s’agit de refuser : c’est sale & ça fait mal.

Pour ce qui est du côté cradingue, je doute que tu te laves les mains à chaque fois que tu prends les transports en commun, que tu vas pisser, avant de manger, en arrivant chez toi, après avoir utiliser ton PC… Si ? Ok, alors je suppose que tu nettoies ton clavier d’ordinateur consciencieusement parce que t’es au courant qu’il est plus sale qu’une cuvette de chiotte, et que pendant que tu fumes et que tu bouffes au-dessus, que tu tapotes joyeusement sur tes touches et que tu mets tes mains sur ton visage ou à la bouche, ça te perturbe pas tant que ça ? Bon. Alors le côté crade on repassera.

Pour la douleur, autant te dire que ça dépend de l’autre et du stress, parce que si tu trembles comme Tatie Bernadette et son Parkinson à l’idée de te faire chopper par le cul, effectivement, tu vas le sentir passer, alors on respire et on se détend. En face, évite de faire ça avec un(e) bourrin qui va essayer de voir s’il peut te caresser la glotte en passant par là, je t’assure, il peut pas.
Pour la suite, tout dépend avec qui tu fais ça, si le partenaire a, ou non, de l’expérience dans le domaine. Je ne dis pas qu’il faut absolument tomber sur quelqu’un qui pratique depuis vingt ans, je dis juste que c’est bien de connaitre son sujet, qu’on ait déjà essayé ou pas, et on hésite pas à en parler, ça détend.

Avant de coller de la margarine sur le cul que tu veux salir, tu réfléchis deux secondes et tu te mets à la place de l’anus d’en face. Concrètement, tu prépares la chose, t’y vas pas à sec avec des tessons de bouteilles et des graviers en chantant la Marseillaise. Chacun sa technique pour ça, mais la nature t’as doté de mains et de bouche, alors tu te dois de t’en servir.

Yurk, mais je vais pas coller ma langue là !

Détends toi petit padawan, si tu te stresses des éventuelles surprises sur lesquelles tu peux tomber, on va sous la douche nettoyer tout ça. Pas que l’autre soit un gros dégueulasse, mais bon, ça rassure, je comprends t’inquiètes pas. Ensuite, y a pas de technique, t’y vas au feeling et tu vois comment réagit la tête de l’autre coté du corps. Ça lubrifie, oui, mais ça dilate aussi, et c’est quand même le but de la manœuvre. Bon ensuite, t’y vas en manuel parce qu’il faut bien se frayer un chemin là-dedans. Une fois que tu sens que tout se passe bien, tu peux y aller.

Mais dit nous Boobiz, pourquoi que ces messieurs ils veulent (souvent) aller par là ?
Déjà, je dis ces messieurs parce que, tu comprendras qu’avec des objets y a pas la sensation physique, donc on en parle après, on fait comme ça ?
Donc, les mecs veulent aller là-bas parce que c’est lisse là-dedans (mais je vois pas ce que ça change pour eux, s’ils veulent nous dire…) mais surtout parce que c’est plus étroit, contrairement à un vagin ou à une bouche (même si oui, tu peux serrer des mâchoires -sans les dents- et du périnée pour rendre le truc plus étroit, c’est pas pareil). Et puis tu vois, un vagin c’est naturellement plus large, sans compter que chez certaines c’est super large, alors qu’un anus ça se remet à taille normale, comme quand tu vas chier (oui c’est pas glam, mais appelons un chat un chat), la seule différence c’est que ça se dilate plus facilement avec la pratique, mais bon, ça devient pas le tunnel sous la manche non plus hein.

Et pour les autres, alors ?
Bah ça a un côté soumission, tabou etc. faut pas chercher plus loin mon petit père, ma petite mère.

Et niveau sensation, ça dit quoi ?
Bah ça dépend. Y en a qui kiffent, d’autres beaucoup moins et d’autres encore pas du tout. Alors le mieux, c’est de tester et puis tu vois quoi. A savoir que, quand même, si t’es un bonhomme, t’as la prostate, et que du coup, t’as beaucoup plus de chance de frissonner du cul qu’une gonzesse. Attention, je te vois venir, toi, l’hétéro type, à crier que t’es pas gay et que personne touchera à ton petit trou ! Bah déjà, je trouve ça con, mais soit, et ensuite, tu peux aimer te faire tâter la prostate sans être un homo refoulé, faudrait arrêter de mettre les gens dans des cases à un moment. Et puis, tu sais que quand tu te fais téter la nouille et que l’autre te passe un doigt par là, ça s’appelle une Royale. Alors avec un nom pareil, ça doit forcément être le pied intégral.

Oui, mais moi j’ai peur de l’après, de quand c’est fini et que truc qui était dedans s’en va…
Bon, moi je dis qu’on se fait pas prendre par ici avec n’importe qui parce que c’est super intime quand même, mais ça c’est mon point de vue. Tu sauras qu’y a des trucs pour éviter ce genre de plan, on appelle ça un lavement. Tu choppes une poire (pas le fruit, hein), tu la remplis de flotte et tu te cales ça. Du coup, comme son nom l’indique, tu te laves de l’intérieur. Tout le monde ne le fait pas. Je crois pas que ce soit über courant ce genre de soucis, mais ça arrive. Et ça arrive même pire. Je sais pas si je te le dis comme ça sonne dans ma tête parce que du coup je vais refroidir tout le monde, mais bon, « pire » peut arriver. Mais franchement c’est pas de bol quoi. Et puis, bah si ça arrive une fois, ça veut pas dire que ça arrivera tout le temps, et si t’as la trouille, bah la poire, comme j’ai dit au-dessus.

Bon, je crois que je t’ai tout dit. Après, personne te force à rien hein, mais si c’était juste ça qui t’arrêtais, bah tu peux maintenant t’en donner à cœur joie.

Bise,
Mya0u

Sources : cagou

%d blogueurs aiment cette page :