Tag Archives: homme

Le travestissement

21 Avr

« Quand on porte une jupe, l’air passe entre les jambes »
(cf. monsieur japonais de Tracks)

Dans la norme normale un peu coincée du fondement, et occidentale (peut-être ailleurs aussi mais je suis pas experte mondiale), la femme de sexe féminin porte jupes et robes, courtes de préférence pour ces messieurs (sauf si elle est grosse, faut pas déconner), et pantalons pour la saison fraîche. Et pour ces messieurs de sexe masculin, pantalons plus ou moins « habillés », et shorts pour les chaudes journées d’été passées autour d’un cours d’eau, une glacière, un pack de 12, la vie est belle.
Les hommes aiment bien les jolies femmes en jupe un peu courte, surtout lorsqu’elles se baissent, et les femmes aiment les hommes bien beaux dans leur pantalon du dimanche. Et tout le monde est content.
Voilà, bonne journée, à la semaine prochaine !

Sauf qu’en fait, ce n’est pas aussi dichotomisé que ça. Les hommes aussi portent des jupes et des robes, et c’est chouette. C’est vrai, toute personne ayant déjà porté une robe sera d’accord pour dire que, quand même, on est vachement à l’aise dedans.
Mais alors ces mecs-là, qui portent des robes, qui sont-ils, ces pédés de travelos de merde, c’est dégueulasse, ce sont des malades, faut les soigner, merde !
Le travestissement ne va pas avec l’homosexualité, ni même avec le transsexualisme. Ça peut-être lié, mais ce n’est pas « un critère ».
Un mec peut aimer porter des jupes (en public ou en privé) sans avoir soudainement envie de forniquer avec d’autres hommes ni de devenir une femme. Ne mélangeons pas tout. (De même, tout gay ne se travestira pas pour ressembler à une femme et ne voudra pas en devenir une. Etc. Pas d’amalgame, merci!)

Donc les mecs en jupe.
Je ne parlerai pas des transsexuelles qui s’habillent « en femme », parce que c’est hors sujets. Elles s’habillent « en femme » parce que c’en sont. Point. (c’en sont, sans son, Sanson. Ahah. Putain.)

Mec en jupe. Top ! Écossais ! Avec son kilt en tartan, la classe écossaise, tout ça. (En vrai je sais pas du tout si c’est vraiment répandu, j’imagine que ça l’a été sinon on ne dirait pas ça d’eux, mais comme je connais approximativement zéro Ecossais, je sais pas.) Il n’empêche que la tradition qu’on entend, c’est kilt (pas jupe) et poutre apparente. L’air frais, j’imagine.

Ensuite, je pense tout de suite à mes folles années lycée, et mes beaux amis gothiques en longues jupes droites noires. C’était tellement la classe, et ils se sont tellement fait lyncher par le directeur et la CPE (faut dire qu’en plus certains se maquillaient. Fichtre ! (Je parle pas de gloss irisé à la cerise ni blush rose, mais plutôt khôl, khôl partout !) enfin bref, la direction, ellen’ aimait pas trop trop le club des gothiques pédé en jupe et maquillés. (Collés si ça se reproduisait, etc. Sympathique!)

Mais je pense qu’on sera d’accord pour dire qu’il ne s’agit, dans les deux cas, pas de travestissement. La définition iPhone dit : « travesti-e : se dit d’un homme qui se déguise en femme ou d’une femme qui se déguise en homme. » Je passerai sur le terme déguiser qui me gêne un peu (pour son côté carnaval) (iPhone est peut-être travestiphobe)
Homme habillé (/maquillé en femme) et vice-versa.
Je pense alors aux performeurs (et non perforateurs, iPhone de merde) merveilleux, plein de couleurs et paillettes. Eux sont (souvent) des hommes (pas forcément gays, ni trans) habillés et maquillés à outrance en femmes. Mais c’est du spectacle, la scène, les feux de la rampe et des projecteurs, le spectacle…ah merde j’ai déjà dit.

 

J’t’avoue, là, qu’en fait, cet article, il date de plusieurs mois, et que j’arrive pas à le finir.
Du coup, j’vais m’éloigner du sujet.

En fait, le travestissement, j’ai l’impression en tout cas, c’est surtout vu comme un monsieur qui s’habille en femme (parce qu’il aime, qu’il performe, ou autre raison perso, qui n’a pas son importance dans ce que je veux dire), et c’est tout. C’est une « transgression » de l’habillement habituel masculin. J’veux dire : un mec s’habille au rayon mec, et une fille au rayon fille, point. Sauf qu’en fait, y a pas de vraie raison que ça soit comme ça. Tu portes bien les vêtements que tu veux, non ? Colorés ou non, courts, moulants, amples et qui couvrent tout ton corps, etc. (J’te raconte pas le nombre de fois où on m’a saoulée parce que gnagna j’porte que du noir gnagna tu serais mieux avec des couleurs tagueule.) Tu portes une robe, parce que tu es bien dedans, tu portes des pantalons parce que tu es bien dedans, et c’est tout. J’vais radoter, mais quand j’étais au lycée et que mon ami portait une jupe, ça m’a jamais traversé l’esprit que ça pouvait être « différent » voire « anormal » (berk normal, caca prout) pour un mec de sexe masculin de porter un vêtement « de fille ». (Ouais bon, certes, il portait pas une minijupe du rayon meuf de Zara, c’était une jupe pour homme) En fait je trouvais juste ça cool. J’dois dire que j’étais ‘un peu’ amourachée, on va dire ça comme ça, ça a aidé je pense. Après, je me connais, je sais que je suis quelqu’un d’ouvert. Je juge énormément les gens dans ma tête, sûrement parce qu’on m’a énormément jugée à haute voix. Mais ça va pas plus loin, et clairement, tout ce qui dépasse ne serait-ce qu’un peu de ce que la plèbe appelle la normalité ne me dérange pas, jamais. (Sauf si c’est illégal, dégradant et compagnie.)

Et j’ai pas de conclusion non plus. L’article décousu puissance mille.

T’en penses quoi lecteurounet ? M’sieur, ça te tente une robe, c’t’été ?
Keur sur toi.
Nina.

Publicités

J’ai grossi, non ?

5 Fév

Chéri, tu trouves pas que j’ai grossi ?
Bébé, j’ai des grosses cuisses, non ?
Pfff, mes seins sont trop petits !
Roh ! J’ai vraiment un gros cul !

Vous pouvez modifier les parties du corps, remplacer « petit » par « gros », et inversement.

Oui, on est comme ça, nous. On n’aime pas particulièrement se regarder dans un miroir. Et puis, franchement, on a beau aimer le shopping, l’essayage est rarement une partie de plaisir.

Nous, on a des complexes.

Paraît que c’est typiquement féminin, mais j’en doute. C’est juste que nous on le dit, alors que les hommes le cachent. Qui ne s’est jamais trouvé trop grand, trop petit, trop gros, trop maigre, etc… ?

Le problème des complexes, c’est qu’on en vient vite à faire chier les autres avec. Tu comprendras bien que si je me trouve trop grosse et que tu m’invites au resto le jour où j’ai décidé de me mettre au régime, ça risque de poser problème.

Le pire dans tout ça, c’est qu’un petit détail devient vite une montagne, et que ce qui, à la base, était un « simple » complexe, devient une obsession et finit en manque de confiance en soi, en doute, en remise en question, en changements qui, s’ils n’aboutissent pas à la disparition dudit complexe, devient échec, dépression, etc.

« Comment faire? » vas-tu me demander.
Si c’est toi qui es complexé, rends-toi bien compte que ça ne mène à rien. Je suis du genre à penser que tout problème a une solution, et que si ton complexe est un problème, et bien t’as qu’à te sortir les doigts du cul pour changer ce qui ne va pas. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple, car si beaucoup de complexes peuvent être gommés avec de la motivation (et du sport, si vous voyez ce que je veux dire), il faut aussi, bien souvent, un truc extérieur indépendant de notre volonté (genre du pognon, un bon chirurgien…). Et puis parfois on n’y peut carrément rien (genre pour la taille…).
Est-ce que ce complexe te gâche la vie ? Sans doute oui, c’est le principe même du complexe, mais est-ce que les autres le voient comme tel ? J’en doute.

Jolie transition pour mon second point : les autres.

Généralement, un complexe, c’est personnel, et surtout, ce n’est pas fondé, ou à peine. C’est genre un pet de cellulite sur le cul qui devient, aux yeux de celle qui le porte, une montagne de graisse. C’est une légère bosse sur le nez qui devient une malformation (« C’est un roc !… C’est un pic !… C’est un cap !… Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! » Cyrano. De rien pour l’instant culture).
Pourtant, on croit difficilement les autres. Madame lui dit qu’elle a de grosses fesses, Monsieur répond que non, qu’elle est parfaite. Sauf que Madame, bah elle y croit pas, ou juste deux secondes. Parce qu’avec son complexe de merde, Madame a plus confiance en elle, son ego s’est barré en vacances, et son truc c’est de dire « Monsieur n’est pas objectif, il m’aime, alors que moi je me vois telle que je suis », sauf que non. Madame ne se voit pas telle qu’elle est, c’est ça, un vrai complexe, et ça peut aller jusqu’à la (attention mot savant) dysmorphophobie (ce sont les gens qui ne se voient pas tels qu’ils sont et qui ont peur d’être moches et difformes).

Alors, est-ce que ta moitié a des raisons de te mentir ? Oui, certainement, pour ne pas te  blesser et parce qu’elle t’aime. Mais avec un peu de tact, on peut tout dire, même un « oui chérie t’as un cul comme une marmite ».

Mais nos complexes renvoient aussi les leurs aux autres .
J’y ai pensé l’autre jour car, oui, je suis complexée et je criais sur Twitter qu’il me fallait une solution pour mes jambonneaux (comprenez mes cuisses) que je déteste. Et là, d’un coup, j’ai mes pineco qui viennent me dire qu’elles sont grosses toussa, qu’elles c’est pire etc. Peut-être. Peut-être pas. Et sans doute qu’un complexe doit être pris de la même manière pour tous, y a pas de comparaison à faire. Alors oui, moi aussi ça me fait mal d’entendre un petit 36 me dire qu’il est gros, mais si lui le vit comme ça, j’ai juste envie de l’aider du mieux possible pour qu’il se sente mieux de la même manière que je serai là pour un 48 qui tiendrait le même discours.

Et maintenant je vais vous avouer un truc : tout le monde est complexé, et pas que physiquement. Quand on a parlé de cet article avec la team Boobizz, Nina et moi-même l’avons dit : nous sommes complexées. (Nina : je suis LE complexe même.) Et Twiggy a dit « moi non, sauf mes genoux » donc y a quand même un complexe même s’il n’est pas (encore) vu comme tel (et now elle doit me détester d’avoir écrit ça).

Du coup, j’ai bien envie de crier A MORT LES COMPLEXES ! Mais faut d’abord que je m’occupe des miens !

Et toi, t’es complexé ? De quoi ? Tu gères comment ?

Complexe-poid-regime

Des bises,
Mya0u

 

Sommes-nous pires que les hommes ?

15 Jan

Je m’en bas les couilles.
Zissiz ma phrase culte.

Mais t’en as pas !
So, what ?

Je suis un peu croisée charretier, je le reconnais. Je parle mal, mais tellement.
« C’est pas beau dans la bouche d’une fille » SALUT SEXISME !

Ouais, je suis grossière. Enfin, c’est la ponctuation chez moi. C’est pas que j’aime particulièrement être comme ça, c’est que c’est naturel (Freud dirait sûrement que ça vient du fait que mes parents ont fait la chasse à la grossièreté jusqu’à ma majorité, je me suis émancipée comme j’ai pu, d’un coup, en apprenant toutes les insultes possibles, et j’en invente même, ça c’est le talent. De rien.)

A l’adolescence, je passais d’un look à un autre sans distinction. Cependant, j’ai toujours eu un net penchant pour les survets/baskets et les baggy/vans.
« T’es un garçon manqué ! » Sexisme again.

Non, je suis même plutôt féminine (et féministe. Un peu. Mais je le dis pas fort sinon on me traite de féminazie). J’aime être une femme, c’est juste que j’aime être à l’aise. Et j’ai beau approcher la trentaine, je suis toujours plus à l’aise en baskets qu’en escarpins (du coup j’ai un look d’ado, on me le dit tout le temps).

J’ai toujours eu un gout démesuré pour la liberté. Je n’aime pas qu’on m’impose quelque chose. Je suis sûre que le premier mot que j’ai du dire c’est « non« . J’aime pas me forcer. Mais du coup, je suis un peu mes envies quand elles me prennent. Premier pas : je suis infidèle. Enfin, de mon point de vue je ne le suis pas. L’exclusivité n’a pas de sens pour moi. Du coup, je suis plutôt du côté de ceux qui trompent, je comprends ceux qui ont des maîtresses/celles qui ont des amants et moi aussi dans la rue je me retourne sur les gens. Même que parfois, si on me parle pendant que je mate, je fais pas forcément gaffe à ce qu’on me dit. Je suis concentrée quand je reluque. Comme un homme, parait-il.

Je suis ouverte, j’ai toujours parlé de sexe (enfin, à partir du moment où ça m’a travaillé). Il en faut beaucoup pour me choquer. Le sexe pour moi c’est un jeu. Ça n’a ni l’importance qu’on veut lui donner chez certains (se préserver pour le grand amour, coucher que quand on aime etc.), ni le côté m’as-tu-vu que quelques uns de plus en plus nombreux se plaisent à cultiver (baiser à tout va pour compléter son tableau de chasse, tenir un journal…). C’est juste un jeu. Quand les deux (ou plus) sont ok, je vois pas ce qui empêche la chose de se faire. La seule chose importante c’est le consentement, le reste… Ça se passe mal ? On s’en fout. D’ailleurs, c’est parce qu’on lui met trop de pression à se rapport naturel et normal que ça se passe mal.

Et en parlant de sexe, je suis plutôt de celles qui gueulent quand j’en ai pas assez. C’est pas que je sois assoiffée ascendant crevarde en chien, c’est juste que bah j’ai des envies. Et quand elles ne sont pas satisfaites (et d’autant plus si j’ai quelqu’un dans ma vie) bah ça me rend… oula. J’en deviens super agressive. C’est que ça joue sur mes nerfs en fait.

Et avec tout ça, on me compare souvent à un homme. Nombreux (oui, ce sont surtout des hommes) sont ceux qui m’appellent leur « pote à nichons« . Mais non, je ne suis pas un homme, je ne veux pas en être un, je ne suis pas un garçon manqué non. Je suis juste moi. Et je ne suis pas seule dans ce cas.

Je suis sûre que certaines d’entre vous se sont reconnues dans au moins une de mes descriptions. Revendiquez-vous mes sœurs (Laule) !

Alors non, on est pas pire que les hommes, on est pas des hommes, on est juste tous foutus pareils, et ce serait bien de s’en souvenir.

femme en homme

Des bises,
Mya0u

 

Des chats et des hommes

30 Déc

T’es-tu déjà demandé pourquoi je signais mes articles d’un doux Mya0u ? Et bien, je vais t’éclairer : je suis une dame à chats. J’en ai, je les aime, elles m’aiment (oui j’ai que des femelles) et surtout elles et moi on se comprend. Mais attention, moi, les chats, je les aime tous. Les Européens, les Savannah, les Angora, les Sphinx, TOUS.

Le rapport avec Boobizz ? On y vient, laisse moi gérer mon intro.

Y a quelques jours, ma Ninouchka d’amour me disait qu’une amie à elle ne comprenait pas notre (Nina & moi, donc, tu suis?) façon de considérer le couple et la jalousie. Et bien que cet article me trottait depuis quelques temps, ce fut mon déclic.

T’es prêt pour une comparaison du couple et de la relation homme/chat ?

C’est parti !

1. Ton chat est une petite boule de poils formidable
C’est quelque chose qu’on pige vite. Mâle, femelle, un chat c’est indépendant. Au début, tu le couves, c’est normal c’est nouveau (voire c’est bébé), tu le protèges, tu le papouilles, tout est beau et rose même son caca qui colle au fond de la litière. Ça, c’est tout à fait l’étape passion d’un couple. On s’adule, on s’aime forever and ever et jamais on se quittera croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer.

2. Ton chat et ses inconvénients
Il perd ses poils, il gratte aux portes, il te griffe le pied la nuit, il miaule derrière la fenêtre, il passe son temps à bouffer et ronfler, il colle. Et si t’as de la chance, tu te tapes les premières chaleurs. Voilà qui va rappeler à beaucoup le célèbrissime RAMASSE TES CHAUSSETTES. Ca y est, ta vie de couple est installée, la passion c’est bien mignon mais ça dure pas et tu découvres que, merde, ton autre est un être humain, avec plein de défaut en plus, le bougre !

3. Ton chat est réglé comme du papier à musique
Réveil tous les matins à 7h (et lui il s’en cogne que ce soit dimanche), miaulements intempestifs dès que t’as l’œil ouvert jusqu’à ce que tu te faxes hors du lit, frottage à tes mollets (et limite le regard effaré parce que tu piques), tu manques encore une fois de lui marcher dessus, tu passes en mode radar jusqu’à la cuisine et en pilote automatique pour le versage de croquettes. Sois content, aujourd’hui il a pas pissé par terre. Ah les habitudes ! La monotonie, la routine… Un vrai bonheur ! Les deux font les choses par manies, content ?

4. Un chat sait où est son intérêt !
Tu t’es barré en vacances en le laissant aux bons soins d’une vieille voisine/d’un pote/de ton petit frère, tu appelles tous les jours pour t’assurer qu’il va bien et tu demandes à lui parler pendant qu’il ronronne sur d’autres genoux. Tu rentres, pressée de retrouver ton fidèle compagnon et là. Le drame. Il te snobe en s’allongeant lascivement sur les genoux d’un autre. Et oui, mesdames, messieurs, outre le fait qu’un chat est rancunier, un chat sait surtout qui s’occupe de lui, et bien que vous resterez son maître (mais qu’il vous en fait baver un peu puisque vous l’avez abandonner), il vous aime toujours. Ça s’appelle l’acquis. Rien n’est acquis, que ce soit l’amour de votre boule de poils ou celle de votre demi, si on s’en occupe pas, ils trouveront toujours quelqu’un d’autre pour le faire à votre place.

Mais c’est con un chat !

Non. Un chat, ça vient te câliner et te servir de bouillotte quand il caille. Un chat, ça pose sa petite patte sur toi quand tu pleures. Un chat, ça se met en boule près de là où t’as mal quand t’as mal (parce qu’un chat sent la douleur). Un chat, c’est doux et le ronronnement est apaisant. Un chat, c’est drôle, ça dort en contorsionniste et ça fait des têtes formidables quand ça baille.

Alors on garde le chat et on jette not’ moitié ?

Non. On fait pareil. Un chat, quand ça veut quelque chose, ça te le fait comprendre. C’est pareil pour ta moitié. Un chat, quand ça va dehors, ça revient. C’est pareil pour ta moitié. Un chat, même s’il se frotte à d’autres genoux, ça sait qui est son maître. C’est pareil pour ta moitié. Un chat, on a peur la première fois qu’il sort tout seul, mais au final tout se passe bien. C’est pareil pour ta moitié. Un chat c’est indépendant. C’est pareil pour ta moitié.

En ce moment, une pétition circule pour qu’en France les animaux ne soient plus considérés comme des objets appartenant à leurs maîtres, et je trouve ça bien. A quand la pétition pour que vos moitiés ne soient plus considéré comme vos propriétés ?

Image provenant du Trumblr "Des hommes et des chatons" que je vous conseille http://deshommesetdeschatons.tumblr.com/

Image provenant du Tumblr « Des hommes et des chatons » que je vous conseille http://deshommesetdeschatons.tumblr.com/

Des bises,
Mya0u

Je ne te mérite pas

23 Déc

Comment pourrais-je être à la hauteur d’un homme pareil ?

Doux, gentil, attentionné, patient, beau, intelligent… Et moi ? Bah, pas grand chose…
Il est ouvert, tolérant, bon job, passionné, social, drôle… Et moi ? Tout le contraire.
Bref. Je ne suis pas à la hauteur d’un type pareil, on n’est pas fait du même moule, on ne vient pas du même monde.

Suis-je la seule à avoir déjà pensé ça ? Je ne pense pas.

Que ce soit parce qu’on est aveuglé par l’amour (pauvres de nous) ou parce qu’on est objectif, il y a un moment donné où on ne se sent vraiment pas à la hauteur de l’autre. Genre lui/elle c’est le soleil et nous… bah… la merde qui s’étale sur un trottoir.

Ça peut-être pour plein de raisons. Parce qu’il/elle est plus cultivé/e, plus drôle, plus riche, plus beau/belle… C’est un peu comme si on condamnait d’avance ce couple, parce qu’on n’a pas les mêmes valeurs (Bordeau Chesnel toussa). Pourtant, n’est-ce pas les différences de chacun qui font la beauté d’un couple? (instant philo, vous avez 2h).

Le souci, c’est qu’en pensant ça, on fait souvent preuve de jalousie. Parce que bon, quand l’autre se casse chépaoù, on se dit qu’il va trouver mieux ailleurs. Facile, puisque nous on est en bas du bas de l’échelle. Et autant j’accepte un peu de jalousie (parce que ça flatte et que beaucoup de gens voient ça comme une preuve d’amour), autant trop de jalousie tue la jalousie, et tue le couple, surtout.

Alors, que fait-on ? On le largue avant qu’il ne le fasse ! (Je ne sais plus où j’ai entendu ça, tant de connerie m’a clouée au sol).
Non, en vrai, on tente de rationaliser. Parce qu’il y a forcément des raisons pour qu’il/elle reste avec vous. Vous êtes peut-être moins beau qu’elle, mais plus drôle. Vous êtes peut-être moins cultivée que lui, mais plus sociable. C’est un peu comme quand on voit un vieux millionnaire avec une bombasse de 20 ans, ils y gagnent tous les deux. Alors, certes, je vous souhaite que votre moitié ne soit pas avec vous juste par intérêt, mais l’autre est toujours là pour quelque chose. C’est sûr, si c’est pour votre pognon, on pense tous « ah mais c’est dégueulasse! », mais, à la base, y a toujours un truc qui accroche l’autre. Alors oui, la thune c’est pas cool, m’enfin choisir sur un physique c’est pas forcément mieux. Sur un rang social non plus.

N’oubliez pas que nous sommes des êtres à part entière et surtout entiers, avec des défauts, des qualités et des capacités différentes. C’est la diversité qui rend un couple harmonieux, c’est cette façon de se compléter, de se prolonger, qui rend un couple beau (que tout le monde envie). (Bon, je suis en mode Bisounours en ce moment, si ça se trouve dans un mois je vous dirai que toussasaydlamerd).

Petit jeu qui rapporte rien : Qu’est-ce qui vous a attiré chez l’autre ?
Avez vous déjà pensé ne pas « mériter » votre autre ?

same_couple_different_styles_05

Des bises,
Mya0u

 

%d blogueurs aiment cette page :