Quand le don du sang devient excluant

16 Juin

Samedi 14 juin était la journée mondiale du don du sang.

Le don du sang est un acte généreux, bénévole, qui sauve de nombreuses vies chaque jour.
Je suis donneuse depuis de nombreuses années. Je donne mon sang, mais je suis aussi donneuse volontaire de moelle osseuse. On a peu de chances d’être appelés, mais si je le suis, si je peux donner une chance de survie à quelqu’un, alors je serai heureuse.

Mais voilà, tout ça ne serait pas possible si je ne mentais pas.

Oui, comme beaucoup de donneurs, je suis obligée de mentir sur ma vie personnelle, ou plus exactement sexuelle, pour pouvoir donner mon sang.

Vous le savez, je ne m’en cache pas, je suis pansexuelle et polyamoureuse. Ça sous-entend donc que je couche avec plusieurs personnes, que je suis susceptible d’avoir des relations homosexuelles et hétérosexuelles et ça, ça ne passe pas.

Que mes relations soient protégées, ils s’en foutent.
Que je me fasse tester HIV/hépatite/syphilis régulièrement, ils s’en foutent.
Qu’à côté de ça je sois une donneuse exemplaire, sans anémie, sans maladie, sans cholestérol, ça ne change rien pour eux.

On pourrait comprendre certains de ces interdits si on était encore au XXème siècle, à l’heure où le sida touchait principalement les homos et les drogués, les multipartenaires et les jeunes, bref, avant qu’on pige que la capote c’était pas quelque chose d’optionnel. Mais maintenant ?

Y a-t-il vraiment une différence entre un gay et un hétéro ? L’un a-t-‘il réellement plus de risques que l’autre ?
On parle souvent de la sodomie comme rapport à risque facilitant l’accès du HIV d’un partenaire à l’autre, cependant, la sodomie n’est pas réservée aux homos. Les hétéros et les lesbiennes aussi pratiquent la sodomie, quant aux gays, tous ne la pratiquent pas.

Y a-t-il vraiment une différence entre un monogame revendiqué et un poly ?
Les deux comprennent (ou pas) l’importance de se protéger. Je dirais même que les poly en ont encore plus conscience. Alors quoi ? Sommes-nous indignes ? Indignes de confiance ? Indignes de sauver des vies ?

Outre le fait que les dons soient testés avant d’être utilisés, je trouve ça carrément ostracisant. Humiliant.

Je me suis déjà fait recaler pour un don, parce que j’étais à jeun et qu’on donne pas son sang à jeun pour éviter les malaises. J’ai compris, ça ne m’est plus jamais arrivé. Avant chaque don je mange et je bois beaucoup. Mais voilà, il y avait un risque pour moi, donc j’ai compris.

Le fait d’être homosexuel, bisexuel, pansexuel, libertin, polyamoureux, polygame ne vous confronte pas à un risque. Et ça ne provoque pas plus de risque dans un don que d’être hétéro, monogame, exclusif.
Dès lors que tout le monde se protège, qu’est-ce qui me rend différente des autres ?
Rien.

Alors, aux yeux de l’EFS je suis une hétérote célibataire sans rapports à risque -puisque protégés- mais aux miens, je suis une femme qui ne peut assumer qui elle est, qui a honte du regard qu’on lui impose et qui subit des jugements humiliants.

 

(je précise qu’il y a d’autres personnes interdites de dons, comme les transfusées ou les gens ayant vécu en Angleterre dans les années 90. J’ai tenté de contacter l’EFS pour avoir quelques réponses dans le weekend mais …silence radio)

 

Donner peut sauver une vie. Alors je donne. Donnez. Donnons. Mais ne cessons pas de revendiquer une égalité.

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Le guide de l’infidèle

11 Juin

Je sais, je sais, tromper c’est mal. Mais, après tout, je suis pas là pour juger, et quitte à tromper, autant éviter de se faire griller.

Quand on a commencé Boobizz, je t’avais déjà fait un article, un mode d’emploi, sur l’infidélité, mais il est bon de se rafraîchir la mémoire, et j’ai quelques trucs à ajouter, ou, plus exactement, des points à développer.

Dans cet article, je voudrais surtout parler des différentes manières de se faire griller, donc, de ce dont il faut se méfier. Je vais me permettre d’utiliser nos cinq sens pour te montrer que TOUT doit être scrupuleusement vérifier.

D’ailleurs, on trompe pas tout seul, donc ce serait bien que tout le monde le sache. Moi, par exemple, je ne suis pas infidèle vu que je n’ai personne dans ma vie, par contre, je couche avec des hommes maqués (oui c’est mal toussa), du coup, je vérifie avec eux certains détails.

Infidele

LE TOUCHER.
Je commence léger. Le toucher, c’est surtout les griffures et morsures qui, si ça ne laisse pas forcément de traces apparentes sur la peau, se sentent quand on passe sa main dessus. Et tu peux être sûr-e que, pris sur le fait, tu vas surtout passer pour un-e con-ne et galérer pour te justifier !

Le toucher, si l’on peut dire, c’est aussi le sexe en lui-même. Madame est un peu plus large après, ou monsieur un peu plus mou, et ça peut se remarquer…

LE GOUT.
La cyprine comme le sperme ont un gout particulier.
Si ta nana ou ton mec décide de te tailler une pipe dès que tu rentres, tu vas te faire niquer. Parce que soit tu l’as fait sans capote (et t’es un gros con) et du coup le gout de l’autre sera sur toi, soit tu l’as fait avec capote mais t’as pas pris de douche et tu vas avoir l’odeur du sperme ET de la capote. Parce que oui, une capote ça a un gout de plastique et ça se repère. Crois moi j’ai testé pour toi.

Et si toi, madame, tu t’es fait démonter au clair de lune, le gout de la cyprine diffère entre le « juste à l’entrée » qui est plutôt léger et le « je me suis fait ramoner » qui a un gout plus fort, plus acre, sans parler que sous l’effet de l’excitation, on mouille plus, donc on se fait griller quoi. (Ça m’est arrivée, note que je te donne mes techniques de bougresse, dire à son mec qu’on est mouillé bicoz on a pensé à lui et voilà CA MARCHE, mais ça marche qu’une fois, ils sont pas complètement cons non plus).

L’OUÏE.
Tu te feras trahir par tes amis, sache le, parce que ça parle. Et ça parle trop. Ils ne le feront pas exprès, mais tu te feras couiller.
Sous la pression, certains peuvent craquer et tout balancer à ta moitié, ou, au contraire, si tu te sers d’eux comme d’alibi, mieux vaut prévoir le coup, qu’il ou elle ne lâche pas un « ah non, ielle était pas chez moi hier soir !« 

Alors comment faire pour ne pas en parler s’ils-elles te servent de couverture ?
Le meilleur moyen, c’est d’utiliser des gens qu’ils-elles ne croisent jamais, un patron, un collègue, un ami qui habite loin, une vague connaissance… bref, pas ton meilleur ami qu’ielle connait si bien. En revanche, si tu as une confiance ABSOLUE en ton-ta meilleur-e ami-e, tu peux te tenter de lui en parler, à condition que tu saches d’avance sa réaction. Disons le clairement, si ton-ta meilleur-e ami-e a perdu son âme-sœur à cause d’une infidélité, mieux vaut t’abstenir, parce que, outre la leçon de morale qui te pend au nez, ielle risque bien de te balancer pour que ça te serve de leçon… Cependant, si tu sais qu’il-elle s’en tape, bah, let’s go, avec un peu de chance ça te sera même plutôt utile d’avoir, sous la main, un alibi tout frais pour tes cinq à sept rapides.
Mais, je mets un gros /! ATTENTION /! sois SUR-E et absolument CERTAIN-E que meilleur-e ami-e n’ait pas des vues sur ton demi, parce que là c’est tendre le bâton pour te faire battre. 1. ielle risque de te balancer 2. ielle risque de le-la récupérer

L’ODORAT
Je ne le dirais jamais assez, les odeurs ça trahit. On a le nez fin, très fin, surtout quand il s’agit de sa moitié qui rentre tard.
Donc, le mieux, c’est encore que l’autre ne porte pas de parfum, ou de déo, ça aide déjà pas mal à limiter la casse. Ensuite, le mieux c’est quand même de prendre une douche, mais de prendre une douche SUR PLACE, pas quand tu rentres, c’est super suspect, si si, je t’assure. D’ailleurs, j’ai trouvé une technique y a pas longtemps avec Crush, c’est d’offrir à ta moitié le parfum de ton amant-e, on est d’accord, dit comme ça, c’est dégueulasse, mais dans la pratique c’est, justement, pratique !

On oublie, évidemment, les capotes parfumées.

Mais pas que !
Les huiles de massage, ça laisse une odeur tenace, même après une douche. Les gels douches et shampooings que vous allez utiliser ne sont pas les mêmes que les vôtres, alors là aussi, on fait gaffe, certains ont un parfum très prononcé qu’il vaudrait mieux éviter. On pense aussi aux cosmétiques, parce que le petit bisou en partant c’est mignon, mais ces dames savent que le rouge à lèvre, le gloss et même le baume à lèvre ont tous des odeurs différentes.

On pense aussi à la clope qui laisse une odeur particulièrement forte sur VOS fringues, donc autant si tu fumes c’est bon, mais si tu ne fumes pas et ton demi non plus mais ton rechange oui, alors là BON COURAGE !

VUE
Normalement, ça, tout le monde y pense, mais quand même.

On vérifie qu’il n’y ait pas de cheveux qui trainent sur les épaules, ou pire, dans les sous-vêtements (ouais ça se fout partout, et je sais de quoi je parle j’en perds beaucoup…), pas de poils d’animaux (pas que je doute de vos mœurs, mais si l’amant-e a un chat et toi pas, ça va vite se voir!).

On pense également à ce qui se lit… SMS, Facebook, Twitter, Whatsapp, Skype, historique de navigation, historique d’appels… et à ce qui se regarde… SnapChat, mails, photos/vidéos sauvegardés sur le PC ou le téléphone… Y a pas de « mais, mon-ma chéri-e fouillera jamais dans mon téléphone » non, on ne fait confiance à personne. Infidèle doit rimer avec parano, c’est mieux. On efface tout, on ne garde absolument RIEN et, le mieux, c’est encore de se donner des plages horaires de communication. Par exemple, quand on sait que les deux bossent, mais jamais le week-end ou le soir, jamais quand on a un doute sur l’emploi du temps de l’autre etc. Si seul l’un des deux est pris, l’amant-e fera en sorte de savoir quand écrire ou d’attendre que l’infidèle démarre la communication, on s’assure donc de sa dispo. Je sais, ça fait un peu clebs qui attend, mais vaut mieux mettre son égo de côté dans ce genre de cas que de déclarer la guerre ouverte. Et pour les petits malins qui SMS leurs maitresses/amants QUAND ILS SONT AVEC LEUR MOITIE, pensez à ajouter le « ne répond pas » en début ou fin de message, ça vous évitera des drames. Le mieux, ça reste d’avoir 2 téléphones, un pour l’officiel un pour les coups d’un soir ou plus qu’on laissera sur son lieu de travail pour être sur de pas se faire avoir.

Mais on pense aussi aux éventuelles marques. On se frotte pas tout habillés sinon c’est risqué de se tacher mutuellement, et la tache blanche sur la cuisse du jean, je t’assure, ça trahit !

De manière générale, le mieux c’est encore de pas voir l’officiel-le juste après l’autre, ne serait-ce que pour limiter les chances de se faire griller, mais aussi parce que le bonheur, ça se voit, et rentrer avec un sourire jusqu’aux oreilles aussi !

Voilà, je pense pas avoir oublié grand chose mais si jamais, n’hésite pas ! Et n’hésite pas à partager tes expériences, bonnes ou mauvaises, on est aussi là pour ça.

Je précise, parce que je le sens, que je ne fais pas l’apologie de l’infidélité, ou de la fidélité d’ailleurs, chacun fait ce qu’il veut !

Des bises
Mya0u

Les excuses.

9 Juin

Salut les choupinous et les choupinettes, aujourd’hui je vais vous parler des différentes excuses qu’on peut entendre lorsqu’on se fait larguer (ou les excuses qu’on dit en larguant, ça marche dans les deux sens.)

Il y a bien sûr les excuses « réelles » ou valables et les excuses « à la con ». Deux exemples : « Je n’ai plus de sentiments pour toi » est une excuse valable pour rompre mais « Je suis allergique à ton chien » n’en est pas une. Certes, je peux concevoir que ça soit gênant, mais bon, si c’est le seul souci dans ton couple, j’pense pas que ça puisse être une raison pour quitter l’autre, au mieux, une raison valable pour ne pas emménager ensemble. (de toute manière, ça c’est pas obligatoire pour bien vivre son couple.)

Excuse de sac : « C’est pas toi, c’est moi. » ça, ça veut un peu tout dire. Ca peut vouloir dire « j’ai plus de sentiments pour toi », « je me sens pas/plus bien avec toi », et dans ces cas-là, ok, mais dis-le comme ça plutôt. Mais en général ce genre de formulation à la mords-moi le noeud et qui veut un peu rien dire, c’est juste une façon, soit de rompre en donnant quand même une raison, soit de rompre sans balancer à l’autre qu’il-elle nous gave. Je pense sérieusement que dans tous les cas il vaut mieux expliquer à l’autre la véritable raison de notre choix, même si c’est pas super sympa à dire. Après, faut savoir mettre les bons mots aussi. T’es pas obligé de lui dire « j’te quitte parce que t’es vraiment trop une connasse/un connard » mais plus « j’te quitte parce que j’ai pas apprécié que tu couches avec tous mes amis/toutes mes amies », par exemple. Mais t’es pas obligé non plus de tout préciser. Exemple : « je te quitte parce que je ne t’aime plus » suffit, c’est pas la peine de rajouter que c’est parce que tu la-le trompes avec son-sa meilleur-e ami-e depuis longtemps et que tu veux te mettre avec elle-lui.
Après dans les excuses de merde il y a toutes les pseudo raisons de rupture qu’on voit dans les VDM et DTC (dans ton chat, pas dans tes fesses. Tsss.) du style « Keu-ouah ? T’aimes pas les vieux Star Wars ?! Tu préfères ceux avec Hayden Christensen ?! J’TE QUITTE! » Personne ne quitte son copain/sa copine pour ce genre de chose. Enfin, j’espère. Il y aussi les trucs du genre « J’te quitte parce que t’as grossi » et compagnie, voire « J’te quitte parce que tu t’épiles plus » ou j’sais pas quoi. Ca, clairement, c’est du foutage de gueule. Si t’es pas capable d’aimer une personne humaine juste parce que son apparence module, surtout quand la tienne module aussi, j’pense qu’il vaut mieux que tu quittes cette personne tout de suite en effet.
Je pense pas qu’il puisse y avoir d’autres raisons véritablement valables que « ça se passe mal entre nous » et « je ne t’aime plus ».

Mais vraiment, je pense que c’est important d’expliquer à l’autre la raison de notre départ .Oh by the way, that’s entirely YOUR FAULT. Surtout s’il s’agissait d’une relation longue. Ouais, si ça fait 2 semaines que t’es avec Jean-Kevin, c’est pas grave-grave si tu le largues sans lui faire un exposé sur la rupture. (Au passage, il vaut mieux rompre tôt quand on sent que ça passe pas parfaitement avec l’autre. Certes ça peut valoir le coup d’essayer de faire en sorte que ce qui se passe mal se passe mieux, mais  parfois tu sens qu’il y a certains petits désaccords, c’est pas forcément la peine d’insister pour te rendre compte dans 1 an, ou plus qu’en fait non ça passe carrément pas.)

T’en penses quoi ? T’as déjà utilisé des excuses à la con pour rompre ?

Encore un problème de génération…

6 Juin

Je peux oser prétendre m’y connaître en matière de pilule contraceptive : depuis mes 14 ou 15 ans, je suis en effet obligée de la prendre. Obligée, oui, sous peine de n’avoir strictement aucune régularité dans mes règles. Si vous souriez, que vous soyez homme ou femme, essayez d’imaginer l’enfer que c’est de ne jamais savoir quand vous allez devoir vous précipiter aux toilettes ou dans la salle de bain la plus proche pour éviter à vos vêtements d’être tâchés de sang, et ce, à vie. Vous risquez de moins rire après avoir expérimenté la chose, croyez-moi. Obligée, aussi, sous peine d’avoir de très fortes migraines me clouant littéralement au lit, dans le noir complet, sans pouvoir bouger ni manger et avec une nausée telle que même de l’eau ne vous fait plus envie. Certain(e)s d’entre vous me diront : « et les médicaments contre les migraines, tu y as pensé ? ». Evidemment, oui. J’ai testé les moins dosés, en fait, et je m’endors dans les 5mn après la prise du comprimé, c’est presque pire que la migraine elle-même (que je peux essayer de combattre vaillamment une paire d’heures, voire plus, selon mon énergie et la luminosité ainsi que le bruit ambiant). Donc la pilule m’est tout simplement imposée par mon profil hormonal. Je vous passerai les détails sur la régulation du flux de mes règles grâce à la prise de ladite pilule, ainsi que la disparition presque totale des maux de ventre… Pour moi, la pilule contraceptive est une bénédiction (petit clin d’œil à ce cher François et sa bande de crétins extrémistes… chrétiens, pardon, ma langue a fourché).

Mais voilà, il y a deux ans survenait un scandale, souvenez-vous : la fameuse pilule « Diane 35 » défrayait la chronique avec ses risques cardiovasculaires d’une gravité sans pareille, notamment (car il n’y avait pas que cet unique problème malheureusement). Je ne reviendrai pas sur ces faits-là, d’une extrême importance, cela va sans dire. Les médecins qui prescrivaient Diane 35 sans rien vérifier ni assurer le bon suivi, les effets indésirables cachés par le laboratoire, et les prescriptions abusives et de plus en plus précoces… Non, le grabuge autour de cette pilule était largement justifié. Mon problème est très différent, puisqu’il concerne les pilules non pas de 4ème génération, comme on les appelle (Diane 35 en est une), mais de 3ème génération.
Je prenais en effet Varnoline Continu, à l’époque. Pilule 3ème génération, c’était ma quatrième. Ou troisième, je ne sais plus trop maintenant… Avant elle, j’avais testé DailyGé (en premier), entre autres. Je suis désolée de devoir vous avouer que ma mémoire me joue des tours pour me souvenir de toutes les pilules que j’ai dû essayer. Lorsque le scandale des pilules contraceptives éclata, on demanda à tous les médecins de revenir illico prestissimo à des pilules de 2ème génération sous peine de se faire transpercer par un éclair furieux du meilleur pote d’Hippocrate, Zeus. Mon médecin traitant, qui est excellente je le précise, et me suivait à l’époque depuis deux ans, a donc obtempéré (bien que perplexe quant à cette affaire) et j’ai dû arrêter de prendre cette pilule. Pour mon bien, parait-il. Certes. Il n’empêche que deux ans plus tard, je viens de retrouver cette chère Varnoline Continu (non remboursée, 27€ la boîte de trois plaquettes, merci la Sécu). Pourquoi, me direz-vous ? Pourquoi, ô Grand Diable! vouloir revenir à cette ignoble pilule 3ème génération pourtant si dangereuse pour ma pauvre et chétive santé ?
Alors tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler une base : dès qu’on joue avec les hormones, dès qu’on joue avec l’ordre naturel de notre biologie humaine (non, les fachos du fond, là, je ne parle pas de cet ordre-là, bande d’imbéciles ignares !), c’est forcément « dangereux ». Logique. On dérègle la sainte horloge réglée sur le fuseau horaire du complexe hypothalamus-hypophysaire. On augmente donc forcément notre risque cancérigène, par exemple. Surtout si l’on boit, fume, se drogue, et que l’on passe son temps à se faire griller les cellules dermiques sous un soleil brûlant en été. Mais en fait, ça, c’est un peu la base de toute notre vie humaine : plus on vit sainement, moins on a de risque (enfin, en théorie). Il n’est donc pas extrêmement périlleux pour moi de recommencer à prendre une pilule 3ème génération. Oui, je vis sainement, je mange très peu de gras, principalement de l’huile d’olive, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me drogue pas, je diminue au maximum ma consommation de sucre et de sel, et j’augmente au maximum ma dose quotidienne de fruits et légumes, en m’offrant autant de chocolat noir que nécessaire au passage. J’ai des risques génétiques cardiovasculaires, mais pour l’instant, tous les voyants sont au vert. Alors, je vous le demande… Pourquoi, au nom de tous les serments d’Hippocrate pris ces 50 dernières années, pourquoi devrais-je me priver d’une des seules pilules que mon corps supporte et accepte ?

Car oui, l’équation n’est pas terminée, dans ce coup de gueule passager et strictement hormonal (c’est bien connu que les femmes sont hystériques et ne réagissent qu’aux poussées hormonales, n’est-ce pas ?). J’ai testé entre temps Minidril (migraines plus fortes que d’habitude, maux de ventre accentués, règles plus abondantes que la normale), Leeloo (triplement de mon taux de cholestérol, essoufflement anormal, cheveux gras), et la toute dernière, Cérasette (surnom affectif « Cézarette »). Celle-là, ça a été un sacré feu d’artifice en matière d’effets secondaires indésirables : cheveux ultra gras avec chutes anormales, peau grasse et sèche et mixte et je ne sais plus trop finalement, maux de ventre, règles continues qui se déclenchent toutes les 48h avec des spasmes, maux de tête, migraines, irritabilité, et sans oublier les tremblements pour un rien, ainsi que les bouffées de chaleur. Oh, et les envies de pleurer complètement incompréhensibles et aléatoires. Et une fatigue telle que j’ai cru être retombée en hypothyroïdie (les hormones défectueuses, ça me connaît !). Pourquoi avoir passé deux ans de ma vie à tester trois pilules, rester quatre mois sans contraception (et donc avec des règles « à l’ancienne », avec tout ce que ça implique, cf. le premier paragraphe), faire trois prises de sang, tout ça pour revenir au final à la pilule qui me convenait le mieux, une 3ème génération ? Je vous le demande !

On a diabolisé à merveille ces pauvres petites pilules qui n’avaient rien demandé à personne, tout ça parce qu’il y avait eu quelques erreurs… Je ne minimise pas ces erreurs ni leur importance, non. Je suis juste sidérée par l’impact que ça a eu sur la vie des femmes. J’en suis un exemple. Car aligner successivement trois pilules qui vous foutent en l’air les hormones, je peux vous assurer que c’est bien pire que de prendre tout bêtement une pilule 3ème génération qui vous convient et dont vous n’avez pas à vous plaindre.

Donc qu’on ne me parle plus jamais des méfaits hautement dangereux des pilules de 3ème génération (ou même de 4ème génération), et du péril dans lequel je me laisse tomber en choisissant de prendre Varnoline Continu. Toutes les pilules (de la première à la dernière génération) sont potentiellement dangereuses pour toute personne dite « à risque ». Tout médicament, quel qu’il soit, en fait, devient dangereux dès lors qu’il est utilisé sans l’avis d’un médecin, sans diagnostic correctement établi au préalable, et/ou sans l’avis de spécialistes de la santé (pharmaciens inclus, oui, ils sont très compétents en la matière, au cas où vous en doutiez… comme les sages-femmes pour les femmes enceintes, en fait). Mais dès qu’il est utilisé dans les règles de l’art, comme on dit, tout se passe bien, et il n’y a aucune raison de s’inquiéter ni même de froncer les sourcils.

Sur ce, je vous rappelle un autre élément « basique » de la sexualité : une pilule contraceptive ne vous protège aucunement contre les MST et le SIDA. Sortez couverts, donc.

Définissez vos relations

4 Juin

C’est un truc apparemment primordial. Faut toujours définir le type de relations qu’on entretient. Je trouve ça un peu… Trop rangé, mais soit.

Du coup, je me demande quand faut le faire, et lesquelles doivent l’être ? Toutes, sans doute. Après tout, on le fait machinalement. « Je te présente pipou, mon meilleur ami » « voilà choupinet je te présente l’amoureux ». Mais bon, dans le discours un « je te présente mon plan cul du soir » ça sonne un peu moins bien. Ou encore « voilà mon ex, on baise ensemble de temps a autre c’est cool ! ». Pas sur que vos parents aiment autant que vous l’idée.

Pourquoi définir une relation?

Apparemment ça rassure de savoir ou on met les pieds. C’est sur qu’en précisant que unetelle est votre gonzesse ça recadre tout de suite les sourires enjôleurs et les espoirs de mademoiselle, encore que…

C’est d’ailleurs en définissant les relations qu’on entretient qu’on aide les autres a savoir ou il se situe. Parce que si tu présentes ton mec comme « mon amoureux que j’aime a la folie » ça change du « mon type du moment » ou encore « c’est vaguement mon mec mais bon », tu comprends bien qu’y a une possibilité d’enfoncer la porte dans les deux derniers cas.

Bon, ok, y a des fois c’est super compliqué de définir une relation. Genre quand toi même tu sais pas trop. Genre quand y a plusieurs moitiés dans le lot. Enfin…

 

T’en penses quoi? Tu définies toi? Et comment?

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