Archive | décembre, 2013

Des chats et des hommes

30 Déc

T’es-tu déjà demandé pourquoi je signais mes articles d’un doux Mya0u ? Et bien, je vais t’éclairer : je suis une dame à chats. J’en ai, je les aime, elles m’aiment (oui j’ai que des femelles) et surtout elles et moi on se comprend. Mais attention, moi, les chats, je les aime tous. Les Européens, les Savannah, les Angora, les Sphinx, TOUS.

Le rapport avec Boobizz ? On y vient, laisse moi gérer mon intro.

Y a quelques jours, ma Ninouchka d’amour me disait qu’une amie à elle ne comprenait pas notre (Nina & moi, donc, tu suis?) façon de considérer le couple et la jalousie. Et bien que cet article me trottait depuis quelques temps, ce fut mon déclic.

T’es prêt pour une comparaison du couple et de la relation homme/chat ?

C’est parti !

1. Ton chat est une petite boule de poils formidable
C’est quelque chose qu’on pige vite. Mâle, femelle, un chat c’est indépendant. Au début, tu le couves, c’est normal c’est nouveau (voire c’est bébé), tu le protèges, tu le papouilles, tout est beau et rose même son caca qui colle au fond de la litière. Ça, c’est tout à fait l’étape passion d’un couple. On s’adule, on s’aime forever and ever et jamais on se quittera croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer.

2. Ton chat et ses inconvénients
Il perd ses poils, il gratte aux portes, il te griffe le pied la nuit, il miaule derrière la fenêtre, il passe son temps à bouffer et ronfler, il colle. Et si t’as de la chance, tu te tapes les premières chaleurs. Voilà qui va rappeler à beaucoup le célèbrissime RAMASSE TES CHAUSSETTES. Ca y est, ta vie de couple est installée, la passion c’est bien mignon mais ça dure pas et tu découvres que, merde, ton autre est un être humain, avec plein de défaut en plus, le bougre !

3. Ton chat est réglé comme du papier à musique
Réveil tous les matins à 7h (et lui il s’en cogne que ce soit dimanche), miaulements intempestifs dès que t’as l’œil ouvert jusqu’à ce que tu te faxes hors du lit, frottage à tes mollets (et limite le regard effaré parce que tu piques), tu manques encore une fois de lui marcher dessus, tu passes en mode radar jusqu’à la cuisine et en pilote automatique pour le versage de croquettes. Sois content, aujourd’hui il a pas pissé par terre. Ah les habitudes ! La monotonie, la routine… Un vrai bonheur ! Les deux font les choses par manies, content ?

4. Un chat sait où est son intérêt !
Tu t’es barré en vacances en le laissant aux bons soins d’une vieille voisine/d’un pote/de ton petit frère, tu appelles tous les jours pour t’assurer qu’il va bien et tu demandes à lui parler pendant qu’il ronronne sur d’autres genoux. Tu rentres, pressée de retrouver ton fidèle compagnon et là. Le drame. Il te snobe en s’allongeant lascivement sur les genoux d’un autre. Et oui, mesdames, messieurs, outre le fait qu’un chat est rancunier, un chat sait surtout qui s’occupe de lui, et bien que vous resterez son maître (mais qu’il vous en fait baver un peu puisque vous l’avez abandonner), il vous aime toujours. Ça s’appelle l’acquis. Rien n’est acquis, que ce soit l’amour de votre boule de poils ou celle de votre demi, si on s’en occupe pas, ils trouveront toujours quelqu’un d’autre pour le faire à votre place.

Mais c’est con un chat !

Non. Un chat, ça vient te câliner et te servir de bouillotte quand il caille. Un chat, ça pose sa petite patte sur toi quand tu pleures. Un chat, ça se met en boule près de là où t’as mal quand t’as mal (parce qu’un chat sent la douleur). Un chat, c’est doux et le ronronnement est apaisant. Un chat, c’est drôle, ça dort en contorsionniste et ça fait des têtes formidables quand ça baille.

Alors on garde le chat et on jette not’ moitié ?

Non. On fait pareil. Un chat, quand ça veut quelque chose, ça te le fait comprendre. C’est pareil pour ta moitié. Un chat, quand ça va dehors, ça revient. C’est pareil pour ta moitié. Un chat, même s’il se frotte à d’autres genoux, ça sait qui est son maître. C’est pareil pour ta moitié. Un chat, on a peur la première fois qu’il sort tout seul, mais au final tout se passe bien. C’est pareil pour ta moitié. Un chat c’est indépendant. C’est pareil pour ta moitié.

En ce moment, une pétition circule pour qu’en France les animaux ne soient plus considérés comme des objets appartenant à leurs maîtres, et je trouve ça bien. A quand la pétition pour que vos moitiés ne soient plus considéré comme vos propriétés ?

Image provenant du Trumblr "Des hommes et des chatons" que je vous conseille http://deshommesetdeschatons.tumblr.com/

Image provenant du Tumblr « Des hommes et des chatons » que je vous conseille http://deshommesetdeschatons.tumblr.com/

Des bises,
Mya0u

Métiers et Stéréotypes

27 Déc

Exerçant un métier stéréotypé, avec plein d’idées reçues, il fallait bien en faire un article, étrangement, il y a une multitude de métiers avec des idées reçues… au sujet du sexe ! Alors réfléchissez bien si vous souhaitez un nouveau plan de carrière !

Plombier : « Bonjour Madame, je suis venu réparer votre fuite, j’ai cru comprendre que vous étiez toute mouillée » (je pourrai faire des dialogues pour du porno, non ?) hé oui ! On a souvent cette idée du plombier sexy, dans son jean, avec le marcel, prêt à tout pour réparer notre évier bouché… au lieu de cela, on a souvent « le sourire du plombier ». Un peu moins sexy, mais drôle.

Secrétaire :Assise en mini jupe sur le coin du bureau, le chemisier ouvert laissant entrevoir un bout de son délicat soutien-gorge, elle est en train de passer un stylo sur ses lèvres en relisant votre agenda de la semaine prochaine. Les secrétaires, elles sont sûrement celles qui ont le plus entendu le terme « promotion canapé » ou « passer sous le bureau » ou bien encore le « je suis sûre qu’il me trompe avec sa secrétaire »

Pompier : Aaaah l’uniforme, cet éternel fantasme, le pompier ruisselant de sueur car il a sauvé un chaton des flammes, il est forcément musclé, et hyper beaugosse, et le fait qu’il risque sa vie pour en sauver ne le rend qu’encore plus attirant !

La femme de ménage : Avec son petit ensemble noir et blanc, son petit tablier et les bas résille, elle utilisera à merveille son plumeau et passera sa main dans les moindres recoins de…. vos WC armée de son éponge magique ! Non sérieusement, elle bougera ses fesses pour nettoyer votre intérieur, pas pour votre plaisir personnel !

Infirmière : Uniforme version femme ! L’infirmière toute nue sous sa blouse qui est déjà bien courte avec un énorme décolleté, elle est forcément jeune, jolie, et aux petits soins pour vous soigner, en vrai, les uniformes ne sont pas sexy, pas de jupe, c’est le pantalon hyper large et les chaussures en plastique, vous vous attendiez à des talons ? Perdu ! Retournez à la réalité !

Maitre-Nageur : Cheveux trempés, des gouttes sont encore là sur son torse parfait, le short rouge, le soleil tape sa peau matte, les lunettes de soleil, le sourire colgate, il est là, à vous regarder, prévenir les noyades même si à force de le regarder depuis 2 longueurs vous êtes déjà à bout de souffle. Mais en fait, le t shirt et le moule b*te est de rigueur, avec de la chance vous ne verrez pas qu’un de ses bijoux de famille essaie de prendre l’air.

Photographe : Entouré de beautés, de superbes modèles à la plastique parfaite, le photographe couche forcément avec ses modèles, tant qu’à faire, il faut profiter, et puis les modèles subjugués par le talent du photographe ne se font pas prier, après tout, les photos n’en seront que plus belles !

Livreur : « Bonjour, j’ai un paquet pour vous, et je parle de celui que j’ai dans le pantalon »
Tout pareil, sexy, vous ouvrez, en petite tenue, forcément, le livreur arrive le matin alors que 2 min avant, vous étiez encore dans votre lit en nuisette transparente, oops!

Baby-Sitter : Jeune ingénue, toute innocente, elle a le bel âge, représente la nouveauté, elle porte des vêtements moulants, et enlève son petit pull car votre petit dernier à renverser sa purée de carottes sur elle, vous pouvez entrevoir sa poitrine si bien dessinée…elle s’occupera sûrement de vous après avoir couché les enfants !

Et ton job, il est plein de stéréotypes sexy ?

Joyeux Noël !

25 Déc

Juste un petit article aujourd’hui pour vous souhaiter un joyeux Noël à tous !

On espère que vous avez passé un bon réveillon (que vous pouvez nous raconter dans les commentaires !).

N’hésitez pas à partager avec nous vos cadeaux coquins si vous en avez eu, ou si vous en avez offert !

Et pour égayer un peu tout ça, on vous propose de faire un petit coucou à notre Maman et Papa Noël choisis exprès pour vous !

Ok ok, il est pas forcément top, mais j'ai pas trouvé mieux

Ok ok, il est pas forcément top, mais j’ai pas trouvé mieux

mum noel

On vous embrasse fort et on vous dit à vendredi !

Je ne te mérite pas

23 Déc

Comment pourrais-je être à la hauteur d’un homme pareil ?

Doux, gentil, attentionné, patient, beau, intelligent… Et moi ? Bah, pas grand chose…
Il est ouvert, tolérant, bon job, passionné, social, drôle… Et moi ? Tout le contraire.
Bref. Je ne suis pas à la hauteur d’un type pareil, on n’est pas fait du même moule, on ne vient pas du même monde.

Suis-je la seule à avoir déjà pensé ça ? Je ne pense pas.

Que ce soit parce qu’on est aveuglé par l’amour (pauvres de nous) ou parce qu’on est objectif, il y a un moment donné où on ne se sent vraiment pas à la hauteur de l’autre. Genre lui/elle c’est le soleil et nous… bah… la merde qui s’étale sur un trottoir.

Ça peut-être pour plein de raisons. Parce qu’il/elle est plus cultivé/e, plus drôle, plus riche, plus beau/belle… C’est un peu comme si on condamnait d’avance ce couple, parce qu’on n’a pas les mêmes valeurs (Bordeau Chesnel toussa). Pourtant, n’est-ce pas les différences de chacun qui font la beauté d’un couple? (instant philo, vous avez 2h).

Le souci, c’est qu’en pensant ça, on fait souvent preuve de jalousie. Parce que bon, quand l’autre se casse chépaoù, on se dit qu’il va trouver mieux ailleurs. Facile, puisque nous on est en bas du bas de l’échelle. Et autant j’accepte un peu de jalousie (parce que ça flatte et que beaucoup de gens voient ça comme une preuve d’amour), autant trop de jalousie tue la jalousie, et tue le couple, surtout.

Alors, que fait-on ? On le largue avant qu’il ne le fasse ! (Je ne sais plus où j’ai entendu ça, tant de connerie m’a clouée au sol).
Non, en vrai, on tente de rationaliser. Parce qu’il y a forcément des raisons pour qu’il/elle reste avec vous. Vous êtes peut-être moins beau qu’elle, mais plus drôle. Vous êtes peut-être moins cultivée que lui, mais plus sociable. C’est un peu comme quand on voit un vieux millionnaire avec une bombasse de 20 ans, ils y gagnent tous les deux. Alors, certes, je vous souhaite que votre moitié ne soit pas avec vous juste par intérêt, mais l’autre est toujours là pour quelque chose. C’est sûr, si c’est pour votre pognon, on pense tous « ah mais c’est dégueulasse! », mais, à la base, y a toujours un truc qui accroche l’autre. Alors oui, la thune c’est pas cool, m’enfin choisir sur un physique c’est pas forcément mieux. Sur un rang social non plus.

N’oubliez pas que nous sommes des êtres à part entière et surtout entiers, avec des défauts, des qualités et des capacités différentes. C’est la diversité qui rend un couple harmonieux, c’est cette façon de se compléter, de se prolonger, qui rend un couple beau (que tout le monde envie). (Bon, je suis en mode Bisounours en ce moment, si ça se trouve dans un mois je vous dirai que toussasaydlamerd).

Petit jeu qui rapporte rien : Qu’est-ce qui vous a attiré chez l’autre ?
Avez vous déjà pensé ne pas « mériter » votre autre ?

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Des bises,
Mya0u

 

Ca n’arrive pas qu’une fois

18 Déc

J’avais douze ans quand c’est arrivé. Je le connaissais, il me connaissait. Je n’ai jamais rien dit, à personne.

Quand ça arrive, et qu’on est si jeune, je ne sais pas si on prend vraiment conscience de ce que ça brise en nous. Je ne crois pas qu’à l’époque j’ai compris que cet instant venait de sceller une partie de ma vie.

J’avais quatorze ans la seconde fois. Je le connaissais, il me connaissait. Je n’ai rien dit, à personne.

Quand ça arrive une seconde fois, que ce n’est ni la même ville, ni le même homme, ni les mêmes circonstances, la seule chose qu’on voit c’est le noyau commun : soi. J’ai changé un peu plus à ce moment-là, j’entrais dans l’adolescence qui m’effrayait, je voulais rester une petite fille et que plus aucun homme ne pose les yeux sur moi.

Par chance, j’ai rencontré des gens qui m’ont aidée, sans le savoir, et qui m’ont redonné foi en la race humaine.

J’avais dix-huit ans la troisième fois. Je le connaissais, il me connaissait. Je l’ai dit, mais on ne m’a pas crue, parce que c’était mon petit-ami, alors je me suis tue.

J’ai essayé, depuis, d’oublier. De cacher tout ça dans un coin de ma tête. Mais toute ma vie est comme suspendue depuis. Je rejette totalement le rôle de femme qu’une jeune fille de mon âge est censée porter plus ou moins fièrement. J’essaye de récupérer une innocence qu’on m’a volée trop tôt, trop vite, sans me laisser le moindre choix. J’ai peur. De tout. De tous.

Dans l’intimité, je fais celle qui gère, mais je ne gère rien. Je trouve des excuses pour ne pas être comme ci ou comme ça, parce que je ne peux pas leur dire que ça me rappelle ce que j’ai vécu. Parfois, je me mets à pleurer. Après. Pendant. J’ai des flashes qui me reviennent d’un coup sans raison, et pendant une fraction de seconde l’homme à qui je m’offre prend le visage des hommes qui m’ont violée.

En grandissant, j’ai plus ou moins abordé le sujet avec des gens qui me sont proches, pour qu’ils comprennent. Qu’ils comprennent pourquoi il ne faut pas surgir d’un coup derrière moi, pourquoi je ne supporte pas qu’on me touche sans me le demander avant, pourquoi j’ai peur tout le temps, pourquoi j’évite de me retrouver seule avec quelqu’un, pourquoi je ne suis bien que dans peu d’endroits. Mais jamais dans le détail. Jamais qui, jamais où, jamais comment.

Depuis, j’ai l’impression que c’est écrit sur moi, partout. Que quand un homme me regarde, il me voit comme celle qui ne dira rien, et que du coup, on peut en profiter. Je n’ai confiance qu’en très peu de gens, et rares sont des hommes (je crois d’ailleurs qu’en dehors de mon père, il n’y en a qu’un en qui j’ai une réelle confiance). Je cherche ce que j’ai fait pour mériter ça. Une fois, c’est déjà lourd à porter, trois, on se dit qu’on a vraiment du merder quelque part. Pourtant je ne fais rien de spécial. Je n’ai pas eu de comportements ambigus, pas de gestes déplacés, je ne les ai pas cherchés ou provoqués. Je ne sais pas ce que j’ai fait. Mais je continue, plusieurs années après, à chercher. Et quoi qu’on me dise, je sais que ça ne changera pas.

Si j’ai voulu en parler ici, c’est parce qu’on parle souvent des victimes de viol, d’un viol. Mais rarement de celles et ceux qui l’ont vécu plusieurs fois, par le même bourreau ou un différent ça ne change rien dans les faits. La culpabilité. Rien ne fera passer cette culpabilité qui me bouffe de l’intérieur, qui gangrène mon corps.

Je ne sais pas si tout ça mène quelque part ou rime à quelque chose, si j’écris pour vous ou pour moi. Ni pourquoi. J’ai envie de tourner la page, mais quoique je fasse je n’arrive pas à oublier, on ne peut pas oublier. J’ai grandi avec l’idée de n’être bonne qu’à ça, laisser les gens disposer de moi comme et quand bon leur semble, sans qu’on me demande mon avis. J’ai envie que ça change, je sais que ce n’est pas comme ça que ça marche. Pourtant…

boobi

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