Archive | octobre, 2013

Quand je fais l’amour avec toi, je pense à lui

30 Oct

J’ai que du Cali en tête en ce moment, du coup ses chansons inspirent mes titres, j’espère que tu ne m’en voudras pas.

Peut-être que tu vas me regarder comme une catin parce que je le dis mais tant pis, oui, ça arrive que quand tu baises tu penses pas à celui-celle qui est en face de toi. C’est triste, mais c’est comme ça.

On est d’accord, généralement tu n’as pas ce genre de « comportement » avec un plan cul, et c’est là que le bas blesse. Parce que oui, mon petit pote, ça arrive bien souvent quand t’es en couple depuis un moment plus ou moins long et qu’inconsciemment t’en as un peu plein le cul de lever toujours la même personne.

Je te laisse te questionner sur le « est-ce que c’est de l’infidélité ? » parce que pour moi c’en est pas mais on a pas tous la même notion de fidélité.

Donc, comment on fait ?
Bah, j’ai presque envie de te dire de laisser couler ! Oui, ça arrive, mais on s’en fout, tant que tu cris pas un autre prénom que celui de l’autre quand tu jouis, ça devrait pas trop se voir. C’est une façon comme une autre de fantasmer. C’est même un moyen de ne pas tromper pour les plus puristes d’entre nous. Mais surtout, c’est un moyen de jouir, aussi.

Je t’avoue que ça m’est arrivé, que personne s’en est rendu compte et tant mieux. Mais des fois, bah t’as juste envie d’imaginer quelqu’un d’autre, comme ça, parce que t’as envie de cet autre et que tu ne peux pas. Et puis des fois, quand ça vient pas, bah ça te file le coup de pouce nécessaire. C’est un peu dégueulasse dit comme ça, et je ne sous-entends pas que ton autre est une quiche au plumard ou qu’il t’excite pas/plus, je dis juste qu’on est pas tous cuits à point au même moment, et que c’est un moyen de faire monter la température plus facilement.

Clairement, si ça t’arrive à chaque fois que tu baises bobonne, tu dois te poser des questions sur ton couple. Surtout si c’est toujours sur la même personne que tu fantasmes (limite, j’ai envie de te dire va te prendre un coup avec cet autre et on en parle plus. Bon si c’est de Ryan Gosling dont tu rêves, tu peux oublier). Mais si ça t’arrive de temps en temps… Y a pas mort d’hommes !

Est-ce qu’on en parle ?
Non.
Désolée, je suis pour l’honnêteté, mais là, à part faire du mal à l’autre, je vois pas ce qu’on y gagne réellement. Mets toi à sa place, si on t’annonce ça, tu vas mal le vivre non ? Cette impression d’être un palliatif, d’être le « second choix », ça fait mal à l’égo (et à la pompe aortique aussi). Donc, on garde ça pour soi, et même si ça t’obsède au point de te remettre en question, de remettre ton couple en question, tu peux parler à ta moitié sans lui dire que quand tu la grimpes tu penses à sa sœur !

Du coup, ça t’es arrivé à toi ? T’as géré comment ? Allez, dis nous tout !

boobizz

Des bises,
Mya0u

T’as plus que jusqu’à demain pour participer à notre wondeurfoul concours alors vite vite !

Non mais en fait, t’es lesbienne, c’est tout.

28 Oct

La bisexualité est encore dénigré par un grand nombre de personnes, et pas seulement les cis-hétéros. La bisexualité, c’est être attiré par les mecs ET par les nanas, et pas forcément en même temps : unE biE n’est pas spécialisé dans le plan à trois sous prétexte qu’il/elle touche aux deux cotés. C’pas parce que tu aimes le chocolat et le camembert sur tu vas manger les deux ensemble. (Sauf si tu es Ardenais)

Alors être bi, est aussi une orientation sexuelle « pour de vrai » et pas une passade adolescente type emo(roïde) etc, ou un écart dans ta vie hétérosexuelle et hétéronormée. Enfin ça peut, tu peux avoir eu envie d’essayer avec un autre mec « pour voir » et que finalement tu aimes pas. Mais je vais pas parler de ce côté là.

Souvent, et que ça soit du côté des hétérosexuels ou des homosexuels, les bis sont considérés comme des personnes, qui, soit n’assument pas, soit ne savent pas se décider. Et ça, mon cher, ça s’appelle de la biphobie. Hé oui ! Et c’est aussi grave que l’homophobie ou le racisme.

Être bisexuel est une orientation sexuelle, tu n’es pas obligé de « choisir » ou de te décider pour l’un ou l’autre des sexes. Tu peux très bien aimer les deux, c’est quoi le problème ?

Alors les bis en fait, ils ont deux fois plus de choix ! C’est juste des gros obsédés !
Statistiquement, bien sûr que ça fait deux fois plus de monde, sauf que les bis, comme les autres orientations sexuelles ne sautent pas sur tout ce qui bouge sous prétexte que leur pantalon contienne le « bon » sexe. Certes y’a des queutatds pour qui c’est plus ou moins le cas, mais normalement, on ne tombe pas amoureux/en kiff sexuel sur tout le monde. (Enfin je sais pas vous, mais c’est clairement pas mon cas.)
C’est un peu comme les mecs à qui tu annonces que tu es gay et qui pensent que FORCÉMENT tu vas les draguer. Ça va l’égo ?

Être bi, c’est trop à la mode ! (Cf. des articles de presse merdique et « pour gonzesse », pour être hype, soyez bi ! (Mais que si tu es une meuf, un mec avec un mec c’est dégueulasse, okay ?!)
Alors, déjà, rappelons que l’orientation sexuelle n’est pas un choix. (Choisi d’être gay pendant 5 minutes si tu doutes de ça.) Et puis c’est un peu réducteur de s’imaginer que les bis, qui donc n’ont pas choisis de l’être, sont juste des gens qui veulent être cools en s’exhibant avec tantôt une meuf tantôt un mec.

Être bi, c’est donc être à la fois attiré par des hommes et par des femmes. Mais bien sûr, quand tu es bi tu n’es pas forcément tout le temps attiré par toute la population, comme quand tu es hétéro, tu ne vas pas toujours être en quiphe sur les grandes blondes, ça évolue avec le temps. Toi je sais pas mais moi quand je repense à la gueule de mes exs/ les mecs que je quiphais au lycée, j’me rends compte que je suis un peu passée du tout au tout. Et donc, quand tu es bi, ça marche aussi : tu peux avoir un moment où tu seras plus « filles », puis un moment plus « garçons », etc.

Au final, être bi, c’est cool non ? (Certes souvent ceux qui te sortent ça sont les hétéros que tu ne pourras jamais touché même du bout du doigt si tu es de leur sexe, mais qui envie les bisexuels, parce que, quand même, t’ai vachement plus de choix qu’eux !)

Et toi? T’es bi ? Comment tu le vis ?Tu connais des bis ?

Nina

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Et n’oubliez pas de participer à notre concours de folie pour notre premier anniversaire blogesque ! 

Kit de survie du coup d’un soir

25 Oct

Tu as prévu de passer une bonne soirée ce soir, et tu rentreras peut être avec un gars, ou bien tu ne sais pas comment va se finir ton rendez-vous et tu veux éviter le terrifiant ….

WALK OF SHAMEOu plus communément appelé « la marche de la honte » ou encore « OMG vite que je rentre chez moi sans que personne ne me voit » (un peu comme sur la vidéo, c’est une publicité, mais je la trouve tellement adaptée)

Donc tu as passé une super soirée, mais voilà, au matin, un restant de gueule de bois, ton maquillage enlevé, la fumée de tabac a rendu tes si beaux cheveux…. sans volume, plats, peut être un peu gras et avec une odeur de tabac froid…
Bref… c’est pas joli à voir…

Mais je suis une adepte des Kits de survie (le premier étant si il y avait une invasion de zombie) alors je vais te donner LA solution pour éviter cela !

1 – Choisir avec qui tu rentres ce soir

Oui car ça a de l’importance ! Tu peux tomber sur un gars qui met son réveil assez tôt pour juste se réveiller et te demander de partir, ou tomber sur celui qui te laissera prendre ta douche pendant qu’il s’occupe du petit déjeuner.
Pour bien choisir essaie de ne pas être trop pompette, car tu attireras forcément le gars qui va profiter de toi car tu es alcoolisée et qui au petit matin te jettera.

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2- Un change tu auras, ou une robe polyvalente tu porteras.

Par robe « polyvalente » je veux dire une robe que tu peux aussi bien porter la journée que pour aller en soirée, donc évite la robe à paillettes ou la robe super mini, sérieusement, si tu dois aller faire tes courses le lendemain, ça sera pas forcément discret.
Si tu veux être la boule à facettes du dancefloor prévois toi un change, une petite robe de jour, ça prend moins de place dans le sac, une culotte (en plus si tu as perdu la tienne la veille ça tombe bien) et des chaussures plates au cas où !

3 – Hygiène et Beauté

L’invention du 21ème siècle, ce sont les shampoings secs ! Ils existent en différents formats tu peux en mettre un dans ton sac et redonner à tes cheveux un peu de fraîcheur au réveil si tu n’as pas la possibilité de te laver les cheveux.
Les lingettes ! Démaquillantes le soir, déodorantes, ou hydratantes le matin, pour redonner du pep’s à ta peau après une nuit fatigante !
C’est reparti pour du maquillage, on évite le smokey eye et l’eye liner qui bave, de l’anti cernes si besoin, un coup de blush et zou ! Prête à affronter la journée !
Le dentifrice, les chewing gum ou l’étifrice (trouvable chez Lush) histoire de ne pas avoir l’haleine du dragon qui a enlevé la princesse !

Avez vous des trucs et astuces à partager pour éviter le walk of shame ? Si vous croisez une fille qui n’a sûrement pas lu l’article, n’hésitez pas à lui parler de Boobizz ! :D

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Réalisateur de film X, un métier, une vocation, un plaisir

23 Oct

Pour nous parler un peu de ce que fait, ce que vit un réalisateur de films porno, Boobizz est fier d’accueillir un ami de longue date, le (très très) beau Dist de Kaerth.

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Bonjour Dist, je suis ravie de pouvoir de nouveau t’interviewer, j’espère que tu vas bien ?
Salut ma belle, ben écoutes, j’en suis ravi aussi, et, ma foi, ça va très bien !

Bon, on va rentrer dans le vif du sujet, parce que nos lecteurs sont des petits curieux impatients ! Alors, présente toi un peu, explique nous depuis quand tu es réal de X, combien de films tu as à ton actif actuellement ?
Alors, déjà, je suis plus vraiment réalisateur, ça fait quelque temps que je n’ai rien tourné, mais j’ai commencé dans le « milieu » – ça fait très mafioso comme terme, mais il n’en est rien. – à 22/23 ans, j’en ai 29 maintenant. C’est pas évident ! J’ai 3 films, un court métrage et un documentaire qui encadre un tournage d’Ovidie à mon actif, en tant que réal, et plus d’un dizaine en tant que preneur de son / assistant / photographe…

Comment devient-on réal de porno ? Vocation ? T’as bousillé trop de kleenex grâce à tes collègues alors t’as voulu te lancer ?
Je pense pas que ce soit un vocation, ni pour moi, ni pour personne. C’est souvent un concours de circonstances qui mène là bas. Pour ma part, j’étais animateur radio quand on m’a demandé d’aller interviewer des stars du X sur un salon érotique, j’ai tissé des liens, expliqué mon parcours, et, on m’a demandé de venir au siège de la société (V communications) pour discuter, et BOUM, me voici dans le monde du X !

Pourquoi la réalisation ? Ça t’as jamais tenté d’être acteur ?
Acteur ? Non, pas vraiment, je pense pas que ça soit fait pour moi, je suis un technicien, j’avais déjà réalisé des clips, fait beaucoup de photo, je suis a l’aise derrière la caméra, beaucoup moins devant. Et ma maman ne me l’aurait jamais pardonné. (ajoute des « rires » pour faire classe.)

Ton entourage proche est-il au courant ? Et ceux qui le sont le vivent comment ?
Tous mes amis, ma famille, collègues, animaux de compagnie, et globalement, tout la ville ou je vis (Metz) « sait ». Dans le sens ils… « savent ». Tu vois ce que je veux dire ! Je pense pas qu’il y ait trop d’ à priori sur le sujet, ou si il y en a, ils sont assez vite dissipés. Je reste persuadé que quelque chose de très assumé ne peut jamais être utilisé contre quelqu’un.

Comment ça se gère au quotidien ? C’est plutôt une fierté que tu affiches ou t’as plutôt tendance à le cacher ?
Je le vis bien, à part quelques questions débiles de temps en temps (Donc, une fois pour toutes, NON, je n’ai pas le numéro de téléphone de Clara Morgane.) Et pour ce qui est de me cacher, je n’ai jamais été vraiment doué pour ça, je dirais pas que je l’affiche, mais comme dis précédemment, que je l’assumes parfaitement

Et le milieu du X en lui-même, ça donne quoi ? Parce que d’un point de vue extérieur, ça semble juste génial de pouvoir se rincer l’œil et/ou baiser toute la journée, mais dans la pratique ça dit quoi ? (et on nous demande si c’est pas trop dur de rester habillé quand tout le monde est à poil ?)
Bah, comme souvent, le higlight et le backtage, c’est deux choses différentes, on imagine des soirée folle, a picoler et à se faire sucer par des bombasses… mais en fait, c’est plutôt calme, quand une nana sort de deux scène de 3h, elle a pas forcément envie de baiser. On bouffe, on picole éventuellement, on fait les cons, mais désolé, pas d’orgies ni de levrettes la tête dans un saladier de coke pour moi !

Des anecdotes à nous raconter drôles (ou pas) ?
La seule qui me vient – je tairais l’identité de la demoiselle – est plutôt glauque, mais Dieu merci, c’est un cas rare, c’est le cas d’un actrice qui venait sur les plateaux accompagnée de… Sa mère. C’était très déstabilisant, surtout que c’était une de mes premières fois dans le métier. Surtout quand on coupait, et que de la pièce à côté on entendait surgir des « J’espère qu’il baise bien ma fille hein ! » Ça te place une ambiance assez olé olé …

Que penses-tu de l’image que véhicule le X ? Notamment quand t’es confronté à ceux et celles qui clament que le porno instrumentalise la femme ?
Porno ou pas porno, j’ai une tendance à ne pas être spécialement copain avec les féministes (du moins la 3ème vague, je respecte l’idée générale, mais pas ce qu’elle est devenue.) Les nanas qui viennent pour devenir actrices le font en leur âme en conscience, pour la plupart. Les cas de Raffaëla Anderson, qui sort du porno pour écrire « Hard », clamant que le porno se résume à une bande de connards, alors qu’elle est entrée dedans complètement perdue et VIERGE, ça me ferait penser au rapport de stage d’un végétarien dans une boucherie. Il faut arrêter de victimiser les travailleuses du sexe, pour reprendre le terme d’Ovidie, victimiser « ces pauvres femmes vulnérables dont on profite contre leur gré » c’est de la stigmatisation et du sexisme, c’est comme si la femme se tirait une balle dans le pied !

C’est un métier que tu conseillerais autours de toi ? Et si nos lecteurs sont tentés par l’expérience, tu pourrais leur donner deux/trois trucs/conseils utiles pour des novices ?
Je pense pas que je « conseillerai » ce métier, mais après tout, pourquoi pas. Le seul conseil que je donnerai c’est : « N’y allez pas comme pour trouver l’eldorado, allez y pour faire un travail. » parce qu’au final, c’est jamais que de l’audio-visuel, qui d’ailleurs, mériterai un peu plus de cœur à l’ouvrage que juste du Gonzo crade. Bref, si vous pensez pourvoir apporter quelque chose au porno, faites le. Si c’est pour faire ce qui est déjà fait, passez vôtre chemin.

L’équipe de Boobizz tient à remercier encore une fois chaleureusement notre réalisateur vedette (et moi je lui fais des gros bisous !). Vous pouvez le retrouver sur Facebook, lire sa page Wiki et voir l’un de ses films en stream’ ici (L’Enchanteresse, nommé aux Hot d’Or 2009 catégorie Meilleur Film)

On espère que cette interview vous a plu, vous a éclairé et vous a fait marrer aussi ! N’hésitez pas à nous dire en commentaire ce que vous pensez du format interview (si on en refait oopa…).

Je vous bise,
Mya0u

L’envie d’un autre

21 Oct

Dans la vie, on croise de tout : des gens qui nous indiffèrent, d’autres que l’on adore et qui finissent par devenir des « amis » plus ou moins proches, d’autres que l’on finit par détester voire mépriser, d’autres encore, qui nous dégoûtent… Et puis il y a ces gens sur lesquels nos hormones se fixent, généralement de manière totalement incompréhensible et aléatoire. On ne saurait dire pourquoi, mais telle personne ne manque jamais d’éveiller un désir certain, sans que l’on puisse réussir à comprendre pourquoi. Et si par malheur, il vous passe par l’esprit de ne plus y penser afin d’éloigner le problème, sachez que vous vous en mordrez les doigts, car votre inconscient saura vous le rappeler et à ce moment-là, la vague attirance pourra rapidement tourner à l’obsession… Si vous n’êtes pas en couple à ce moment-là, ça ne posera aucun problème : le plus simple est même d’avouer votre « faute », pour autant que cela en soit une. Si cet autre que vos hormones ont choisi est aussi célibataire, alors, vous pourrez enfin calmer les ardeurs dévastatrices qui vont jusqu’à vous réveiller la nuit, paniquée suite à un rêve ô combien suggestif… Si vous êtes malheureusement en couple, et que l’autre n’est pas tellement ouvert aux relations plus ou moins libres (ou si vous ne l’êtes pas, et que vous trouveriez cela injuste d’accepter que vous alliez voir ailleurs sans pour autant le tolérer de la part de l’autre), tourner la page de cette envie frustrée risque bien de virer au cauchemar. Alors, vous cherchez n’importe quoi pour calmer l’intensité du désir, ou pour le communiquer à cet autre involontairement convoité, sans éveiller les soupçons de toutes les autres personnes alentour… N’importe quoi incluant bien évidemment les playlists, les clins d’œil plus ou moins cachés, et bien sûr, l’envie d’entrer en contact régulièrement… Ce n’est pas du harcèlement, attention. Cette ligne rouge n’est jamais franchie, car, comment dire, ça n’en vaut pas la peine ! En effet, ce désir est purement sexuel et totalement infondé ! Pourquoi alors risquer de franchir une quelconque ligne rouge pour si peu… ! Non, on se contente de peu, et ce dernier a d’ailleurs un nom : fantasme.

J’ai longtemps éloigné toute question portant sur de potentiels fantasmes car je n’en voyais jamais l’intérêt : pourquoi fantasmer sur une position sexuelle impossible à réaliser, ou une « ambiance » qu’il est parfaitement possible de mettre en place avec son autre ? Pourquoi fantasmer sur une personnalité qui de toutes façons ne vous connaîtra jamais et ne cherchera jamais à le faire, et encore moins à avoir une relation sexuelle avec vous ? Non, vraiment, tout cela me dépassait, et me dépasse encore… Cependant, cette « perception » dont je vous parle représente bel et bien mon idée, ma perception du fantasme. Une personne réelle, que l’on a croisée, qui est dans notre cercle d’amis, et à laquelle on n’aura probablement jamais accès alors qu’on en est à rêver de manière plus que suggestive de cette personne,  tout en sachant pertinemment que l’intérêt est purement sexuel et de nature éphémère. Le pire, c’est qu’en étant en couple, on ne peut même pas en discuter afin de calmer nos hormones exigeantes qui nous en font voir de toutes les couleurs : d’un coup, sans prévenir, on se retrouve avec des images plein la tête, et la seule chose à faire reste d’attendre désespérément que l’orage passe, se calme, et qu’on puisse de nouveau penser à autre chose qu’à cet autre et à son corps, plus ou moins nu, contre le nôtre. Ce type de fantasme est particulièrement exaspérant  et déroutant : on sait qu’on ne tromperait jamais notre autre, mais on aimerait tellement céder à cet autre, juste une fois, seulement une, histoire de tourner la page, enfin.

Cet article, c’est en fait l’histoire d’une envie sexuelle permanente et intense, à laquelle il est impossible de succomber, alors qu’on rêve de pouvoir juste effleurer le corps nu de cet autre qui nous déstabilise tant, sans qu’on puisse ne serait-ce qu’essayer de se l’expliquer. On a juste envie, charnellement, profondément, presque violemment, de connaître cet autre sexuellement, sans forcément que cela mène quelque part ailleurs qu’à l’aube toute proche… « It makes no sense at all ». Et pourtant, vous le désirez tellement que vous en avez mal, pour parler crûment, au vagin et aux ovaires. Et l’acte seul d’enlever sa chemise, tout doucement, vous rendrait la personne la plus heureuse au monde… (Ecrire ces mots vous a remis les hormones en pleine activité, d’ailleurs, merci à notre fidèle compagnon l’Inconscient pour ses images défiant tout réalisme…)

Malgré tout cela, vous restez assommée par l’envie de votre autre à vous, sans comprendre comment il est possible de réellement désirer autant deux personnes à la fois. (Au point de craindre un moment où vous auriez ces deux personnes simultanément dans votre périmètre, car cette vision pourrait vous mener, en exagérant très légèrement, à un orgasme instantané, et d’une intensité rare.)

Et vous, vous avez croisé ce genre de « personne », de fantasme sur pattes, presque accessible et qui rendent folles vos hormones ?

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