Le cas du pot de cornichons.

8 Mar

Le cas du pot de cornichons, ou l’incroyable cliché de l’homme beau, fort et musclé qui sauve la jeune fille, frêle, et en détresse. 

En temps qu’être humain dépourvue de muscles, je l’ai vécu de nombreuses fois, ce cas, où tu batailles durant de longues minutes pour tenter (en vain) d’ouvrir un pot (de cornichons, de confiture, etc.)
Et dans ce cas là, tu as toujours un homme, qui veut se la jouer le sauveur de l’humanité du pot de confiotte. J’avoue c’est pratique. Sauf que, des fois (même en général, je sais pas si mes amis mecs sont tous mou du muscle, ou si je tombe toujours sur tes pots scellés à la super glue) le sauveur, il galère.
Et au bout de trois quart d’heure de Gnnnnnn ! et après qu’il soit devenu tout rouge, qu’il ai insulté tous les fabricants de pots de confiture, et qu’il t’aies insulté toi, parce que putain de connasse, c’est pas l’heure de bouffer des tartines, achète du Nutella, comme tout le monde ! Merde ! ; qu’il ai rapé ses mains contre les bords du couvercles à tel point qu’il ne pourra plus rien faire dans la maison pendant environ 138 ans. C’est seulement après tout ça que toi, timidement, lui proposera d’essayer. On sait jamais tu vas peut-être y arriver cette fois. Forcément, le mâle, dans son combat acharné pour protéger la gente demoiselle en danger, il refuse ! Nan, j’y suis presque ! Son excuse préférée. Sauf que toi, t’as la dalle. T’aurais eu douze fois le temps d’aller te faire cuire des pâtes et de les manger. Mais non y a Hercules qui est en guerre mondiale du pot de cornichons/confiture. Tu n’es pas autoriser à fuir, femelle ! Tu dois encourager l’Homme. Sa réussite en dépent. (enfin…)
Deux heures plus tard, tu n’est plus que semi-consciente, assise sur le canapé. Au loin, Hercules s’engueule avec ton pot de confiotte à la fraise. Toi tu bailles, t’as même proposé d’aller en acheter un autre, ou de laisser tomber, c’est pas grave, j’vais me faire des pâtes. Mais le sauveur musclé ne s’avoue jamais vaincu, alors il a dit Non ! J’vais y arriver putain ! Regarde ça a bougé ! Bien sûr, tu n’as rien vu, et tu acquiesses. Ca devient long, là. T’as les crocs. Monsieur, il est tout rouge, il sue, il tremble d’énervement, d’habitude il y arrive, qu’il gueule toutes les minutes. Il finit, désespéré et presque suicidaire, par proposer qu’on le casse, ce terroriste de pot en verre. Un coup de marteau, et hop !

Et là, c’est toi qui refuse. Et dans un élan de courage, tu attrapes une cuillère à café qui traine, et Plop ! tu la glisses dans l’entre couvercle/pot. Et tu l’ouvres, ce putain de pot. T’évites de lui lancer un T’es chiant quand même, ça fait deux heures que je voulais essayer !, qui heurterai sa virilité, déjà pas très grosse. Lui, il pleure intérieurement, mais chut ! c’est son secret. Alors pour se dédouaner, il dira que, quand même, il a bien aidé. 

Ne mens pas, ça nous arrive à tous. Mais des fois, une petite cuillère, ça sauve la vie.

NinA

le cas du cornichon

Y’en a un qui va galérer longtemps.

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4 Réponses to “Le cas du pot de cornichons.”

  1. Hipss 08/03/2013 à 13:28 #

    C’est toujours ce que je fais, la petite cuillère, et en Hercule des temps modernes j’ouvre le pot en moins de temps qu’il faut pour le dire ! hihi :p

    Merci a je ne sais pas qui d’avoir inventer la cuillère ;)

  2. Kakao 08/03/2013 à 15:40 #

    *En « tant » qu’être humain* et non pas « temps » (désolée, plus fort que moi ^^ »)

  3. Gero 13/03/2013 à 21:33 #

    En tant que mâle, à l’ego sur-dimensionné et surtout sans muscles, je suis un fervent adepte de la technique de la cuillère qui fonctionne a 99% du temps et sans effort.

  4. Bzzit 20/03/2013 à 10:06 #

    la tape sur le cul du pot de confiture ça marche aussi !

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