Moi, prostituée

1 Mar

Non, je ne me prostitue pas, c’est juste inspiré du célèbre « Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée ». Oui, du coup le raccourci du titre vous a fait peur, j’en conviens, mais rassurez-vous, je ne pratique pas le plus vieux métier du monde.

Ah la prostitution, que ferions-nous sans ces hommes et ces femmes, ces escortes comme on les appelle aussi parfois pour dire putes de luxe, qui vendent leurs corps? Peut-on vraiment les blâmer? J’en doute.
Sans vouloir rentrer dans un débat politique, je blâmerai surtout les gouvernements qui ont interdit les maisons closes, car si la prostitution est tolérée, je trouve ça salaud d’avoir retirer ces lieux qui avaient le mérite de rassurer tout le monde. Oui, parce que les maisons closes protégeaient les travailleurs de la nuit (et du jour) et parce qu’ainsi on ne croisait plus (autant) de putes dans la rue. Pas qu’il faille avoir honte de son travail, mais bon, si mes mômes pouvaient éviter de croiser des prostiputes en rentrant de l’école je n’en serai pas mécontente (d’ailleurs, j’ai pas d’enfant).

Bref, le débat n’est pas là.

Vendre son corps, ça se pratique. Alors, souvent, on imagine la nana ravagée par les drogues à qui il manque une dizaine de dents grâce au cristal ou la gonzesse avec sa jupe en vinyle à ras la salle de jeu la tronche couverte de make up ou encore le trav de Boulogne, mais non, des fois, c’est tout autre.

C’est ainsi qu’on découvre -et on remercie Internet de rendre la chose encore plus simple et accessible- la femme au foyer tout ce qu’il y a de plus banale ou l’étudiante en droit. Pourquoi ? Parce que prostitué ce n’est pas forcément un métier qu’on choisi et qu’on adore, et encore moins qu’on revendique. Souvent, c’est surtout parce que t’as pas d’autre choix, alors tu vends ton corps et des fois ta dignité. Et puis, y en a aussi qui font ça via des sites de tchat porno, parce que vendre son image ça marche aussi et qu’on a moins peur peut-être aussi (disons que c’est moins risqué que de tomber sur un ravagé dans la rue).

Alors comment on en arrive là?
Et bah, comme souvent, c’est le manque de pognon qui mène aux trottoirs. Oui, je vois venir les petits connards (oui, oui, connards) plein de préjugés de merde qui vont dire qu’ils n’ont qu’à faire comme tout le monde et travailler, parce que oui c’est tellement facile de trouver du taff à l’heure actuelle avec 3 millions de chômeurs en France… mais non, ce n’est pas si simple, et parfois ça ne suffit pas. La précarité peut toucher tout le monde, toi, moi, nous tous, et même si ça me ferait chier d’en arriver là, quand tu dois faire vivre une famille, bah je comprends qu’on y pense, voire qu’on saute le pas.

Je ne juge pas, et je te demande d’en faire autant et de mesurer tes propos, mais du coup, toi, tu serais prêt à faire ça?

Des bises,
Mya0u

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3 Réponses to “Moi, prostituée”

  1. Fizzgig 01/03/2013 à 10:51 #

    Je connais un groupe de jeunes hommes, entre 19 et 21 ans, aucun moche ou crado, qui vont régulièrement entre potes « aux putes ». Pour la déconne, pour le sport, pour se marrer. Je ne suis pas contre la prostitution quand elle est protége les travailleurs et les clients, mais j’avoue qu’apprendre que ces jeunes garcons dont aucun à mon sens n’a de handiccap pour faire des rencontres aillent régulièrement dépenser un fric fou (alors qu’aucun ne roule sur l’or loin de là) auprés de prostituées m’a fortement génée. J’insiste sur la régularitè et le coté activité entre potes qui me donne l’impression qu’il y a une part de malsain dans ce qu’ils font. Bon, ca me travaillerait certainement beaucoup moins si ce n’était pas le groupe de potes de mon copain… Je sais parfaitement qu’il ne ferait jamais ca, même célibataire depuis 3 ans pour une question de fierté, mais déjà que j’avais pas trop d’atomes crochus avec eux :p

    • mya0u 01/03/2013 à 16:58 #

      Et toi ou ton copain n’avez jamais cherché à savoir pourquoi ils font ça? Doit y avoir une autre raison que le « sport »

  2. Creepy 02/03/2013 à 18:05 #

    Je pense que personne n’est jamais prêt pour ce genre de chose, mais comme tu dis, des fois t’as pas le choix. Je ne blâmerais jamais ces personnes, la vie je crois s’est déjà chargé de leur en faire voir. Et si c’est par choix ( ce qui doit être rare) et bah tant mieux pour eux après tout.

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