Et les filles dans tout ça ?

18 Fév

C’est vrai ça, y a pas que les mecs dans la vie !

(*signal d’alerte à la Avast*
attention, cet article n’est pas là pour glorifier l’homosexualité ou une critique de l’hétérosexualité.)

Je vais te dire, cher petit lecteur de Boobiz, j’en connais des filles qui se demandent, est-ce que y a que les garçons dans la vie ? Est-ce que j’ai pas aussi envie de voir ce que ça fait de le faire avec une fille ? J’en connais d’autres, elles ne se demandent plus, elles savent. J’en connais aussi certaines qui se demandent bien ce que deux filles ensemble peuvent bien pouvoir faire pour se contenter, tellement c’est abstrait pour elle ce concept là. (Et il y a pas mal de mecs qui se demandent aussi)

*générique la la la témoignage la la la*
(oui, je ne sais plus quoi faire comme intro, zut, prout.)

Précision : il s’agit d’un témoignage que moi, Nina, n’ai fait que rédiger. Des fois les gens ont la flemme d’écrire ça comme il faut, et comme moi ça m’éclate bah voilà ! Et en plus, de cette façon, ça reste encore plus anonyme ! 

ω

J’ai eu deux premières fois, et je ne parle pas de sodomie. J’ai eu une première fois avec un garçon, mais avant ça, j’ai eu une première fois avec une fille. (c’était sa première fois aussi, avec une fille.) Je ne suis pas lesbienne, je crois que je ne m’arrête juste pas à un sexe ou un genre sexuel. Une bite, une chatte, OSEF. (=On S’En Fous, pour les vieux jeux)

Avant tout ça, cette première-première fois, et cet OSEFitude, il s’est bien passé quelque chose, bah oui. Je me suis posée des questions, un peu comme celles de l’intro. Je crois que ça a commencé au collège, le questionnement de savoir si c’était les mecs ou les filles qui m’intéressaient (ou les deux, mais j’en étais pas là, à ce moment là). J’étais super proche d’une amie, et un jour on s’est embrassées « pour rire » (tu sais comme sont les ado…). Sauf que voilà, ça m’a un peu retourné, non pas genre j’ai vomi. Au contraire. Je ne lui en ai jamais parlé, à l’époque elle avait un copain (qu’elle a toujours je crois), et puis c’était pas des choses qu’on disait à une amie. Si c’était pour la faire fuir, c’était pas trop la peine.

Faut comprendre qu’à mon époque, les pédés on connaissait pas trop ; un peu à la télé et c’était tout. J’veux dire, okay, y a le mec de Queen, etc., mais dans mon enfance-début d’adolescence, y en avait pas des « icônes pédégouines » (du moins, je ne me souviens de personne). C’était pas médiatisé comme maintenant, et encore c’est faiblard, ils sont juste pénibles quand Bidule ou Truc fait son Coming Out. Enfin si, on avait eu t.A.T.u., et c’est quand même pas peu dire. Elles donnaient vachement envie les deux, en train de se rouler des pelles humides sous la pluie, en petite tenue d’écolière porno, derrière leur grillage. Je suis sûre que tu kiffais aussi.

En fait, avant tout ça, plus petite, je ne m’étais pas posée la question, je crois, j’avais jamais réfléchi au fait qu’on pouvait aimer les garçons et/ou les filles. Puis, on se rend bien compte à force que le « modèle » c’est un monsieur et une madame (deux chiards virgule 5 et un chien), dans les films, à la télé, et dans la vie, on voyait que ça. The L Word, ça existait pas. C’est bien dommage d’ailleurs, parce que elle donne un tout petit peu envie de devenir pédégouine Shane.

Donc, voilà, j’ai fini par me la poser cette question. J’ai compris que c’était quelque chose qui existait, même si ça ne m’étonnait pas. Savoir que c’est possible, c’est différent. A partir de là, bah il s’est pas passé grand chose. Ca a tourné dans ma tête un bon moment, à essayer de comprendre et de savoir ce que c’était cette sensation bizarre. Je pense que j’ai jamais vraiment compris. Au fond je sais même pas si c’était de l’amour des papillons dans le ventre, n’empêche que ça a remué des choses. parce quand tu te poses la fameuse question, ça remet forcément tout en question. Je t’ai parlé de la norme hétéro, le couple, le gamin, le chien et la maison. Tu comprends vite que toi, t’es pas normale, et que tu vas finir camioneuse aux cheveux courts, chemise à carreau-bucheron. Merci bien, ça donne envie ! (ahh les clichés) Tu te demandes aussi si t’as pas foiré quelque part, si tout va bien dans ta tête. Bah ouais, tu sais pas pourquoi t’es comme ça, et puis comme t’as pas d’explication, ça complique un peu les choses. Et non, l’homosexualité/la bisexualité/etc., (ça marche aussi avec se sentir mal dans son genre sexuel) ce n’est pas une maladie, qui a une cause simple comme un rhume est attrapé parce que t’as trainé à poil dehors dans la neige.

Un peu plus tard, au lycée, j’ai rencontré une fille. Très rapidement on a été super proches, et ce qui devait arriver, arriva. On s’est roulé des grosses pelles comme dans le clip de t.A.T.u., même que c’était cool. (Bon, on s’est pas juste roulé des pelles, hein. J’vous ferai un dessin une prochaine fois) Au fond, et à postériori, ça restait quand même super bizarre, et presque glauque, parce que, oui, la demoiselle, elle avait un copain à ce moment là, elle ne l’a pas quitté, il était au lycée avec nous, et c’était un très bon ami à moi. Et non, je ne me suis pas fait péter la gueule par lui, on est resté amis. Je sais pas, on était un peu tous pas bien dans notre tête, je vois que ça comme explication. T’imagines, on était tous les trois, ensemble (physiquement pas keur-bisous), et c’était normal, ça nous gênait pas. Je crois qu’on s’est pas posé de questions, et comme il n’y a pas eu de jalousie-violence-j’vais-te-buter et compagnie, on n’a pas eu à s’en poser.
Tu l’as bien compris, c’était un peu un combo relation bizarre pas forcément super saine. Mais bon, des fois ça arrive et au final ça s’est très bien passé. (Enfin, si vous voulez tout savoir, on a rompu, mais on est resté amis tous les trois, au lycée en tout cas.)

Ensuite ? J’ai privilégié les mecs, c’est plus simple, tavu. Non en vrai, j’ai pas réfléchi à ça, j’ai été avec les personnes avec qui j’avais envie d’être, et c’était des mecs à ce moment là. Et finalement, j’ai eu quelques « rechutes », j’assume, et j’aime bien ça. J’me prends pas la tête à savoir si j’aime les monsieurs ou les madames. Si j’aime bien la personne, j’aime la personne, pas ce qu’il/elle/eile à entre les jambes. Après tout, c’est logique non ?

et les filles dans tout ça

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2 Réponses to “Et les filles dans tout ça ?”

  1. Kakao 18/02/2013 à 15:18 #

    Shane *o* Ah là là…
    C’est marrant, moi j’ai su que j’étais bi dès l’instant où j’ai commencé à avoir des désirs sexuels… ça a commencé au collège, les mecs et les nanas en même temps. Avant ça, rien, RIEN du tout, le néant, aucun désir, les garçons me dégoûtaient, les filles aussi. Au collège quand j’ai commencé à avoir ces envies, j’ai rien compris à ce qui m’arrivait… « Pourquoi est ce qu’elle m’attire ? C’est une fille c’est pas ‘normal’  » « qu’est ce que je dirais à ma mère si elle l’apprend » etc (ma mère était du genre à changer de chaîne quand les chanteuses de t.A.T.u se roulaient des pelles, parce que c’était maaaaaal) Finalement, j’ai un peu refoulé tout ça, de toute façon, j’étais trop timide et absolument pas prête à tenter quoi que ce soit, que ce soit avec une fille ou un mec… J’ai refoulé ça jusqu’en terminale, quand je suis tombée amoureuse d’une fille, je ne pensais qu’à elle, constamment, ça m’a pris du temps avant de me dire que ce qui était mal c’était justement de le refouler. Une fois de plus de je n’ai rien osé tenter avec elle, pensant qu’elle était 100% hétéro. Je ne saurais jamais si elle l’était à 100% !
    Bref, à ce jour, aucune expérience avec une fille… :(

  2. Alister 18/02/2013 à 18:41 #

    Très logique même mais j’aime quand même plus me blottir contre une femme ^_^

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