Archive | février, 2013

J’ai faim !

27 Fév

Bonjour z’et bienvenue !

Aujourd’hui on va parler bouffe ! Non pas parce que j’ai faim tout le temps – d’où mes moult métaphores culinaires -, mais parce que nous avons reçu une proposition dans la boite-à-idée ! (n’hésitez pas à nous en soumettre, des idées. On compte sur vous !)

La nourriture ça te fait envie ? Tu es tout excité à la vue d’un concombre ? Ou juste, tu aimerais bien chantiller ton copain/ta copine ? Si tu es concombre-phile, je suis désolée, je ne vais pas parler de toi aujourd’hui, mais n’hésite pas à nous faire par de ton expérience cul-inaire !

La nourriture et le sexe, quoi ? où ? quand ? comment ? pourquoi ? *jingle*

Avant de répondre à ces sublimes questions, je tiens à préciser que, tout de même, nous avons énormément de requêtes menant au blog qui parlent de beurre ou de margarine comme lubrifiant pour sodomites. Je dois dire que je ne sais pas. Le beurre c’est pas sur les tartines normalement ? Bon, tu fais ce que tu veux avec tes tartines, tu les mets où tu veux, chacun sa vie, chacun son petit dej.

Pourquoi ? Pour pimenter le couple (sens propre comme au figuré, ahah), ou simplement parce qu’on a envie. Ou parce qu’on a faim et plus de pain. Ni de cuillère. Ou parce que Oh zut ! le pot de Nutella s’est renversé tout seul sur tes seins, chérie. Va falloir faire quelque chose… 
Quoi ? Comment ? J’ai évoqué la chantilly, bien sûr on pense au Nutella, confiture, beurre de cacahuette, etc., étalé sur ton/ta/tes partenaires. Le truc, je précise, quand même au cas ou, c’est qu’après le tartinage, il faut lécher. Enfin, tu vois, si c’est juste pour faire une tartine, prend du pain, c’est plus simple. Après, ça marche aussi avec de la purée étalée sur les fesses, de la choucroute sur les seins, etc., mais c’est vrai que, lorsqu’on parle de sexe+bouffe, on voit un monsieur/une madame/autre, seins et compagnie tartinés de chantilly. Ah les clichés. En plus ça colle la chantilly. (mais l’embout est pratique, certes.) (enfin moi je dis ça, l’embout il va dans ma bouche, et il y reste jusqu’à ce que la bouteille soit vide. On gâche pas la chantilly sur un corps. Non mais !)
Où ? De préférence sur ton/ta/tes partenaires (ou sur toi-même) ; sur le carrelage, c’est moins intéressant pour l’autre. Sinon, tu t’en seras douté, j’espère, que, vu qu’il faut lécher, le coude est l’endroit PAR-FAIT ! (Quoiqu’il existe surement un fétichisme des coudes.) Donc, parties érogènes, comme ils disent ; seins, minou/zizi, n’importe quelle autre partie du corps excitant l’autre/t’excitant toi. Soit tu tartines et l’autre lèche, soit tu tartines l’autre et tu lèches, soit l’autre te tartine et il lèche, soit l’autre se tartine et tu lèches. Soit vous tirez un coup de feu dans la bouteille et vous vous léchez mutuellement. (je déconseille fortement, niveau coup de feu, pas la co-léchouille.)
Quand ? Je pense qu’arriver avec le pot de Nut’ le premier soir, c’pas une bonne idée. Sauf si ça été arrangé entre vous, ou si vous faites partie d’un club d’étalage de bouffe professionnel. Personnellement, je vois ça pour agrémenter la « routine » du couple et pas pour commencer une relation. Mais ce n’est que mon point de vue.

Adepte du tartinage ? Ou tu préfères la version hardcore concombre ? Raconte nous tout !

NinA

j'ai faim

Le syndrôme du meilleur ami.

25 Fév

Tu vois, dans la vie, on a des amis.
Mais, parfois, toi, t’as pas envie d’être un ami. Non, toi, tu veux plus. (Sous entendez du sexe et/ou de l’amûr qui dure toute la vie).

Au début, t’as rencontré le mec-la nana et t’as kiffé ta race, mais t’as compris que tu jouais pas dans la même cours/qu’il-elle voulait pas de mec-nana/que la place était prise (raye les mentions inutiles) et du coup, t’as eu l’idée BRILLANTE de devenir son pote. Tu vois où je veux en venir?

Clairement, cette idée que tu trouvais géniale au départ va vite devenir ton pire cauchemar. Parce qu’il faut savoir que chez beaucoup de gens, les amis deviennent asexués, moi la première. Ca veut dire que quand je te range dans la case « potes » je ne te vois plus comme un homme ou comme une femme, tu es pote, donc tu n’as pas de sexe à mes yeux, donc je n’ai aucune attirance, CQFD. Partant de ce postula, il est donc évident que je ne vais même pas remarquer la draguounette (plus ou moins lourde) de la part d’un de mes amis, puisque pour moi, si tu ne m’attires pas puisque tu es asexué, j’en déduis qu’il en va de même de ton côté. Il-elle me fait des câlins/bisous, normal c’est mon pote ! (note la naïveté de la gonzesse quand même… hum…).

Mais voilà, si à la base t’avais peut-être juste envie de mettre papa dans maman, à force d’être potes, tu finis par remarquer qu’il-elle est cool, qu’il-elle est sympa, qu’il-elle est drôle, qu’il-elle est cultivé-e, qu’il-elle est intelligent-e, voire tout ça à la fois, et que puisqu’il-elle a tant de qualités, que vous vous entendez méga bien et qu’il-elle est loin de te laisser indifférent, tu finis, comme tout bon con que tu es, par tomber in love. Le drame quoi.

Viens donc les pires moments de ta vie, quand monsieur-dame te dit que sa moitié lui a fait de la peine à son petit cœur/est un méga génial trop bien dieu du sexe/ est l’homme-la femme de sa vie. Oui, tu l’as compris, les moments où il-elle te raconte ses problèmes de cœur ou de cul, vante les mérites de l’autre ou les pires saloperies qu’il-elle lui a fait, juqu’au fatidique : c’est quelqu’un comme toi qu’il me faudrait/pourquoi il-elle est pas comme toi. Cette petite phrase de merde qui te rend schizophrène puisque d’un côté tu comprends qu’il-elle veut une personne comme TOI (et toi tu as des étoiles dans les yeux et les jambes en coton) et de l’autre côté tu piges qu’il-elle veut quelqu’un COMME toi, sous-entendu PAS TOI. Ca pique hein, ouai j’imagine assez bien.

Alors ouai, les amis on les adore, mais cessez de vouloir être pote avec les gens sur qui vous avez des vues, parce que ça marche rarement (vraiment TRES rarement, mais je sens que certains vont se faire un plaisir de me contredire, bande de méchants !)

Des bises !
Mya0u

Je n’aime pas les enfants, ou le syndrome du ténia.

22 Fév

Tu vois, les enfants, c’est vraiment un truc que je n’aime pas. Ca ne me dérange pas que vous en ayez, mais j’aime pas. Je t’attends, avec ta phrase toute faite du caprice adolescent/de jeunesse. De toute façon les jeunes ils veulent pas d’enfants. Sauf que, tu vois, j’en connais des djeunes qu’en ont des m(i)oches. (Djeunes = 18-25 ans, en gros)

Je ne vais pas épiloguer sur le « situation financière » et compagnie, qui, de base, rebutent à procréer. (Du moins, j’ose espérer que, si tu es au RSA, ou pire, si tu n’as pas encore accès au RSA, et que tu vis dans un 9m² insalubre et inchauffable, tu réfléchisses un tout petit peu avant de devenir grosse.) Je vais te parler de mon dégout. Ca sera plus marrant si c’est pas objectif et raisonnable.

Les enfants me dégoutent, oui. Oui c’est du dégout. Un enfant ça sert à rien, à part te pomper l’air et l’argent, et tout ton temps, ton courage et tes convictions. Ne nie pas. Plus ça grandi, plus ça coute cher. Et si tu perds courage, bravo ! tu as enfanter un petit monstre incontrôlable ! (les enfants-rois, etc., si, tu sais, ceux qui décident de tout à la maison, à la place de leurs parents.)

Et en plus ça parle.

J’vais partir du début de mon dégout. Le début, c’est dans le ventre. La femme enceinte, le gros ventre et compagnie. Phobie classique du parasite à l’intérieur du corps. Du ténia au bébé, tous égaux devant le dégout. Quoi que le ténia, lui, il te fait maigrir. Donc les trucs dans mon corps, bouarg j’aime pas. C’est du dégout plus que de la peur (j’ai parlé de phobie, et phobie c’est peur. Cours de grec, bonjour.) Mais vraiment hein. Et ça s’étend au delà de mon propre corps, sinon c’est pas drôle. Enfin sinon, il n’y aurait pas trop de soucis, je tombe pas enceinte, discussion close. (Et c’est pareil niveau ténia dans la bouffe. Je fais tout trop cuire. Missah peur bébêtes.) Sauf que, vois-tu, les gros ventres qui bougent tout seul des mamans dans la rue, ça me dégoute aussi. C’est juste moi, la femme, la pauvre, elle fait bien ce qu’elle veut, ça me gène pas, mais si elle pouvait éviter de s’approcher trop de moi, c’est aussi bien. (ou de dos) (ou dans une voiture) (ou dans un Colissimo pour la Russie)

Après, je t’arrête tout de suite, non, je ne vais pas me mettre à courir les bras en l’air façon les coréens du début de Moi, Moche et Méchant si je vois une grosse à bébé. Je sais me contenir en société. Il paraîtrait même que je pourrais être présentable. (Mes sources sont et resteront anonymes et ont été payées en alcool avant de faire leurs déclarations.) Mais clairement, les femmes enceintes, le ventre proéminent près à exploser, j’aime pas. Surtout qu’en plus, Ô malheur, il y a en a partout ! Des vrais doriphores ! (ou des lapins, si tu préfères.)

Et moi, désolées mesdames, je suis obligée de juger. (Grosse connasse, j’t’ai dit) Ca me fait toujours un peu mal de voir des nanas de mon âge, avec une poussette, un qui marche à coté et un troisième dans le bide. Si c’est choisi et murement réfléchi, tant mieux, mais je comprends pas la démarche qui pousse, à 24 ans, à avoir déjà plusieurs enfants. Oui, c’est un jugement gratuit, je connais pas ces femmes-là, mais ça me fait bizarre. M’imaginer maman de 3 mioches, je peux pas. (Et pas seulement à cause du syndrome ténia)

Bien sûr, il a l’exception qui confirme la règle. Niveau femme enceinte, y a pas d’exception. Désolée. Mais niveau enfant, ça peut changer un peu. Tous les enfants d’inconnus, genre les blaireaux dans le train, qui laissent hurler leurs gamins dans tout le wagon, sans rien dire. Ceux-là je peux pas. Les gosses ET les parents, d’ailleurs. Sinon les gamins des copains, s’ils ont une forme humaine (parce que j’en ai vu des qui ont vraiment de sales gueules. Pi vraiment, pas juste dans ma tête de syndromée du ténia. Puis il y en a d’autres, de gosses, qui donnent presque envie tellement qu’ils sont chou-mignon. Si j’vous jure, y’a une p’tiote, qu’elle est tellement mignonne qu’elle me ferai presque renoncer à mes principes téniaces.

Sauf que bon, à moins de la kidnapper, logiquement, je pourrais pas avoir la même.

Et puis, j’ai déjà un chaton, ça suffit.

(La prochaine fois je te parlerai de mon dégout des asticots si tu veux. Mais je ne suis pas sûre de trouver de parallèle Boobizien cette fois.)

Nina

grossessse

Les livres de cul

20 Fév

Bon, clairement, j’ai pas fait subtil dans le titre, mais c’est de la faute de Nina parce qu’elle m’a mis la pression, genre « bouh t’as du retard sur tes articles » non mais je vous jure !! (Nina : Krrrkrrkrr c’est bien la première fois que je suis en avance en même temps)

Bref.

Bien sûr, je profite de la notoriété du Mum Porn pour te parler de ça (je suis vile n’est-ce pas?), mais je vais commencer par t’exposer mes grands titres pour cet article (comme au lycée, oui oui). On va donc parler de deux sortes de livres, le premier que je nomme manuel (non, pas pour la branlette espèce de vicieux!) et le second que je vais appeler récit.

1. Les manuels
Tu connais forcément les livres « Osez… » écrits par un peu plein de gens (de l’acteur de cul au toubib) qui t’expliquent comment tu dois t’y prendre selon le sujet. Y a pas que cette gamme là qui s’évertue à t’apprendre comment niquer, suffit d’aller dans un endroit où on vend du bouquin pour tomber sur des « Comment faire l’amour à un homme », etc. J’en ai lu et j’assume totalement. Pourquoi j’ai lu ça? Non pas parce que je ne sais pas m’y prendre (enfin j’espère…) mais parce que je me suis dit que je pouvais peut-être découvrir des trucs dedans (et en fait non, je pense que tout le monde connait la majorité des techniques dont ils parlent, même si certaines m’ont plus fait rire qu’autre chose).

Est-ce qu’ils sont utiles?
Je dirais pas que c’est vital, je pense que comme tout à chacun, t’apprends sur le tas et puis c’est marre. Néanmoins, je préfère que la jeune génération se calque sur ce genre de bouquins techniques que sur des films pornos qui, au final, sont quand même bien loin de la réalité. Les livres étant écrits autant pour les hommes que pour les femmes et autant par des hommes que par des femmes, je pense qu’y a moyen de tirer son épingle du jeu. Y a souvent des témoignages aussi dedans, ça permet de se retrouver plus ou moins dans les trucs. Bon, après soyons clair, vous allez pas trouver des livres genre « aidez moi à faire accepter l’éjac facial à ma nana » ça c’est votre problème, par contre, ils peuvent vous aiguiller pour trouver le point G (avec analyses médicales à l’appui pour ceux qui doutent encore de son existence), vous donner des bases de préliminaires, etc.
Ce qui est pas mal aussi -à mon sens toujours- c’est d’avoir un point de vue différent du sien. Parce qu’autant, en tant que nana je sais ce que j’aime, autant je ne sais pas forcément ce que va aimer mon partenaire mâle, du coup en ayant le point de vue d’un homme, ça aide pour se mettre à leur place et  les comprendre un peu mieux. (Nina : (oui je squatte) j’ajouterai que, malgré ça, personne n’aime les mêmes choses, mais ça permet d’avoir une base, qui, en principe, marche.)

2. Les récits
Ce que je nomme récits, ce sont les bouquins qui vous racontent une histoire. De l’érotique au porno, là encore on trouve de tout. En ce moment, la grande mode va au Mum Porn et à la Bitlit (même si cette dernière n’a pas forcément du cul dedans, c’est de l’Harlequin version moderne). Le premier ce sont les livres type Fifty Shades of Grey, ça vous raconte la vie de gens « normaux » et leurs exploits sexuels (en gros hein, enfin y a une histoire quand même). Fifty Shades est plutôt soft, c’est de l’érotique clairement, le langage n’est pas cru et les scènes de sexe ne prennent pas tout le bouquin, mais y en a d’autres comme Tout ce qu’il voudra qui est beaucoup plus porno (en plus d’être nul à chier niveau histoire). On appelle ça du Mum Porn (comprenez du porno pour maman) parce que c’est censé toucher les 30 ans et plus, genre la femme au foyer qui s’emmerde, même si un peu tout le monde le lit au final.
A côté de ça on a la Bitlit, un peu sur la même base dans le sens où il y a du cul, mais ça touche le fantastique (vampires, loups garous, sorcières et démons en tout genre), comme par exemple Luxuria. Mais attention, là encore c’est de l’érotique, c’est pas vulgaire.

Est-ce que c’est bien?
Moi j’en lis, mais au fur à mesure de mes lectures, je ne remarque plus les passages érotiques, je suis concentrée sur le reste, sur les personnages, les lieux, les aventures, pas sur le fait que machin baise trucmuche. Et c’est à ça que je reconnais un bon livre (ça vaut aussi pour les séries à la True Blood où y a du cul toutes les 10 minutes). Parce que si j’arrive à faire abstraction des passages érotiques, ça veut dire qu’ils s’insèrent tellement bien dans le récit que pour moi ils sont logiques. Si je tilte parce qu’il y en a trop, parce qu’ils sont trop réguliers ou quoi, ça veut dire qu’ils n’ont rien à faire là. Pour prendre l’exemple de Tout ce qu’il voudra, j’ai trouvé qu’il y en avait trop au début, que l’auteure se pougnait allégrement sur son histoire et que c’était faire du cul pour du cul, alors que si je veux un porno je le matte, je m’amuse pas à le lire.

Mais du coup, t’en penses quoi toi? T’en lis? Et cette ferveur autour du Mum Porn ça te donne envie? Ca te gonfle? T’en as rien à faire?

Des bises
Mya0u

images

Et les filles dans tout ça ?

18 Fév

C’est vrai ça, y a pas que les mecs dans la vie !

(*signal d’alerte à la Avast*
attention, cet article n’est pas là pour glorifier l’homosexualité ou une critique de l’hétérosexualité.)

Je vais te dire, cher petit lecteur de Boobiz, j’en connais des filles qui se demandent, est-ce que y a que les garçons dans la vie ? Est-ce que j’ai pas aussi envie de voir ce que ça fait de le faire avec une fille ? J’en connais d’autres, elles ne se demandent plus, elles savent. J’en connais aussi certaines qui se demandent bien ce que deux filles ensemble peuvent bien pouvoir faire pour se contenter, tellement c’est abstrait pour elle ce concept là. (Et il y a pas mal de mecs qui se demandent aussi)

*générique la la la témoignage la la la*
(oui, je ne sais plus quoi faire comme intro, zut, prout.)

Précision : il s’agit d’un témoignage que moi, Nina, n’ai fait que rédiger. Des fois les gens ont la flemme d’écrire ça comme il faut, et comme moi ça m’éclate bah voilà ! Et en plus, de cette façon, ça reste encore plus anonyme ! 

ω

J’ai eu deux premières fois, et je ne parle pas de sodomie. J’ai eu une première fois avec un garçon, mais avant ça, j’ai eu une première fois avec une fille. (c’était sa première fois aussi, avec une fille.) Je ne suis pas lesbienne, je crois que je ne m’arrête juste pas à un sexe ou un genre sexuel. Une bite, une chatte, OSEF. (=On S’En Fous, pour les vieux jeux)

Avant tout ça, cette première-première fois, et cet OSEFitude, il s’est bien passé quelque chose, bah oui. Je me suis posée des questions, un peu comme celles de l’intro. Je crois que ça a commencé au collège, le questionnement de savoir si c’était les mecs ou les filles qui m’intéressaient (ou les deux, mais j’en étais pas là, à ce moment là). J’étais super proche d’une amie, et un jour on s’est embrassées « pour rire » (tu sais comme sont les ado…). Sauf que voilà, ça m’a un peu retourné, non pas genre j’ai vomi. Au contraire. Je ne lui en ai jamais parlé, à l’époque elle avait un copain (qu’elle a toujours je crois), et puis c’était pas des choses qu’on disait à une amie. Si c’était pour la faire fuir, c’était pas trop la peine.

Faut comprendre qu’à mon époque, les pédés on connaissait pas trop ; un peu à la télé et c’était tout. J’veux dire, okay, y a le mec de Queen, etc., mais dans mon enfance-début d’adolescence, y en avait pas des « icônes pédégouines » (du moins, je ne me souviens de personne). C’était pas médiatisé comme maintenant, et encore c’est faiblard, ils sont juste pénibles quand Bidule ou Truc fait son Coming Out. Enfin si, on avait eu t.A.T.u., et c’est quand même pas peu dire. Elles donnaient vachement envie les deux, en train de se rouler des pelles humides sous la pluie, en petite tenue d’écolière porno, derrière leur grillage. Je suis sûre que tu kiffais aussi.

En fait, avant tout ça, plus petite, je ne m’étais pas posée la question, je crois, j’avais jamais réfléchi au fait qu’on pouvait aimer les garçons et/ou les filles. Puis, on se rend bien compte à force que le « modèle » c’est un monsieur et une madame (deux chiards virgule 5 et un chien), dans les films, à la télé, et dans la vie, on voyait que ça. The L Word, ça existait pas. C’est bien dommage d’ailleurs, parce que elle donne un tout petit peu envie de devenir pédégouine Shane.

Donc, voilà, j’ai fini par me la poser cette question. J’ai compris que c’était quelque chose qui existait, même si ça ne m’étonnait pas. Savoir que c’est possible, c’est différent. A partir de là, bah il s’est pas passé grand chose. Ca a tourné dans ma tête un bon moment, à essayer de comprendre et de savoir ce que c’était cette sensation bizarre. Je pense que j’ai jamais vraiment compris. Au fond je sais même pas si c’était de l’amour des papillons dans le ventre, n’empêche que ça a remué des choses. parce quand tu te poses la fameuse question, ça remet forcément tout en question. Je t’ai parlé de la norme hétéro, le couple, le gamin, le chien et la maison. Tu comprends vite que toi, t’es pas normale, et que tu vas finir camioneuse aux cheveux courts, chemise à carreau-bucheron. Merci bien, ça donne envie ! (ahh les clichés) Tu te demandes aussi si t’as pas foiré quelque part, si tout va bien dans ta tête. Bah ouais, tu sais pas pourquoi t’es comme ça, et puis comme t’as pas d’explication, ça complique un peu les choses. Et non, l’homosexualité/la bisexualité/etc., (ça marche aussi avec se sentir mal dans son genre sexuel) ce n’est pas une maladie, qui a une cause simple comme un rhume est attrapé parce que t’as trainé à poil dehors dans la neige.

Un peu plus tard, au lycée, j’ai rencontré une fille. Très rapidement on a été super proches, et ce qui devait arriver, arriva. On s’est roulé des grosses pelles comme dans le clip de t.A.T.u., même que c’était cool. (Bon, on s’est pas juste roulé des pelles, hein. J’vous ferai un dessin une prochaine fois) Au fond, et à postériori, ça restait quand même super bizarre, et presque glauque, parce que, oui, la demoiselle, elle avait un copain à ce moment là, elle ne l’a pas quitté, il était au lycée avec nous, et c’était un très bon ami à moi. Et non, je ne me suis pas fait péter la gueule par lui, on est resté amis. Je sais pas, on était un peu tous pas bien dans notre tête, je vois que ça comme explication. T’imagines, on était tous les trois, ensemble (physiquement pas keur-bisous), et c’était normal, ça nous gênait pas. Je crois qu’on s’est pas posé de questions, et comme il n’y a pas eu de jalousie-violence-j’vais-te-buter et compagnie, on n’a pas eu à s’en poser.
Tu l’as bien compris, c’était un peu un combo relation bizarre pas forcément super saine. Mais bon, des fois ça arrive et au final ça s’est très bien passé. (Enfin, si vous voulez tout savoir, on a rompu, mais on est resté amis tous les trois, au lycée en tout cas.)

Ensuite ? J’ai privilégié les mecs, c’est plus simple, tavu. Non en vrai, j’ai pas réfléchi à ça, j’ai été avec les personnes avec qui j’avais envie d’être, et c’était des mecs à ce moment là. Et finalement, j’ai eu quelques « rechutes », j’assume, et j’aime bien ça. J’me prends pas la tête à savoir si j’aime les monsieurs ou les madames. Si j’aime bien la personne, j’aime la personne, pas ce qu’il/elle/eile à entre les jambes. Après tout, c’est logique non ?

et les filles dans tout ça

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