Archive | novembre, 2012

20 ans et déjà vieux couples !

3 Nov

Voilà une épidémie qui ne touche pas que les couples mariés depuis cinquante ans : la routine.

Si mes couples ne tiennent pas plus de trois ans, ce n’est pas juste parce que je suis chiante ou parce que mes ex étaient infoutus de ranger leurs fringues, non, c’est aussi à cause de madame routine, à cause de cette monotonie qui s’installe, à cause de ces habitudes qu’on prend et qui, si au début font de nous des couples unis avec leurs petits rituels, deviennent vite pesantes, voire obligatoires.

La routine n’est pas seulement dans le train-train quotidien du célèbre métro-boulot-dodo, mais également le soir, quand on en vient à préférer une pizza commandée à la va-vite et l’amour est dans le pré au lieu de profiter d’un diner (même si on peut garder la pizza) où l’on pourrait échanger, parler de nos journées, débattre et, tout simplement, entretenir la flamme.

Ces habitudes arrivent plus ou moins vite dans le couple, tout est, en fait, dans la régularité. Elles auront du coup tendance à toucher les couples qui vivent ensemble ou ceux qui ont l’habitude de passer leurs week-end ensemble, ou certaines nuits fixes dans la semaine.

Au début d’un couple, on cherche à connaitre l’autre, donc évidemment on parle, on teste, on découvre et on partage. Quand madame est fan de photographie, on pourra facilement penser qu’elle va vouloir dévoiler ce monde à son partenaire en l’amenant à des expos. Quand monsieur est fan de dubstep, on peut supposer qu’il lui fera découvrir certains morceaux, certains DJs, ou l’emmènera dans des concerts pour lui faire apprécier ses gouts. Mais voilà, quand on connait bien sa moitié et ses préférences, on vient vite à oublier de partager ses envies. Et pire quand on sait pertinemment que l’autre ne les apprécie pas forcément.
Alors on s’adonne seul à ses passions, ou on les efface peu à peu de sa vie au profit de son couple.

Les sorties se font de plus en plus rares et les raisons de plus en plus banales. Je suis fatiguée. Pas ce soir, je n’ai pas envie. Oh non, j’ai la flemme… Et voilà qu’on oublie. Soi-même comme son couple.

Mais la routine n’est pas seulement dans la vie de tous les jours, elle aussi très souvent tendance à proliférer jusque dans le lit conjugal. Au début on passe encore du temps sur des préliminaires, l’oreille dressée, aux aguets pour reconnaitre le moindre gémissement, le moindre souffle plus rauque et ainsi déceler ce qui fait grimper l’autre aux rideaux. Mais une fois qu’on le sait, on en vient vite à se prendre pour l’Olympique de Marseille en allant droit au but.
Finie la découverte de nouvelle position, bonjour celles qui fonctionnent à tous les coups ! L’acrobate qui sommeillait en vous se tait pour laisser place à la petite vieille en bigoudis et robe de chambre prête à écarter les cuisses tout en suivant Desperate Housewives du coin de l’œil, l’aventurier des débuts s’éteint, laissant apparaitre Gros Beauf et son match de foot et sa bière, sa femme à califourchon se donnant du mal pour prendre son pied.
Fini le partage de fantasmes, les SMS coquins, les dessous affriolant, les lieux insolites, les discussions cochonnes, les longues grasses mat’ câlines…

Bref. Finis les efforts. Finie la passion.
Petit à petit, la libido s’efface, les coups de rein hebdomadaires s’espacent de plus en plus, le désir disparait et le couple se consume plus qu’il ne se consomme.

Bien sur, ils existent des remèdes, mais le meilleur est encore de se rappeler chaque jour que rien n’est acquis dans un couple, qu’un rien peut tout faire basculer, qu’une femme qui sera plus avenante partira avec votre conjoint, qu’un homme qui sera à l’écoute embarquera votre moitié, et généralement, ça suffit pour garder en tête que la séduction et l’amour se prouvent tous les jours.

Des bises,
Mya0u

Ne tire pas la couette !

2 Nov

J’ai horreur de ça, moi, quand on tire la couette, le drap ou autre, qui me couvre quand je suis toute nue.

C’est vrai, je parle de sexe ouvertement et avec tout le monde (et non, pas qu’ici), je suis plutôt grande gueule et je n’ai pas froid aux yeux, pourtant, quand je me retrouve à poil, je fais pas la maline.

C’est pas une question de sexe, dans le sens où ce n’est pas juste quand je fais l’amour, c’est permanent. Moi, sur la plage, je me balade pas fièrement en maillot, je serai plutôt adepte de la combi de plongé. D’ailleurs, j’aime pas la plage. Et puis, en sous-vêtements, je me sens pas sexy, je me sens pas à l’aise, non, je suis plutôt en mode « s’il vous plait, je voudrais creuser six pieds sous terre et disparaitre » et, en plus, il parait que ça se voit à ma tête.

Pourtant, quand je suis toute seule, je peux me balader à poil, moi et moi on ne se gêne pas. Je suis pas en train de vomir quand je me regarde dans une glace (en fait, c’est faux, je ne me regarde pas, si moi je m’aime bien, mon reflet je ne l’aime pas !).

En fait. Je suis pudique.

Voilà, je l’ai dit. Je suis pudique parce que je n’aime pas ce qui me sert d’enveloppe corporelle. Chacun sa merde me direz-vous, et vous avez bien raison, mais je sais de source sûre que je ne suis pas la seule dans ce cas, et je sais aussi que ce côté handicapant de la personnalité peut être bien plus grave que mon propre cas.
Parce que si je ne supporte pas qu’on me fixe quand je suis nue (ou à demi), quand je suis en train de m’envoyer en l’air, je n’y pense pas. Mais d’autres si. J’ai connu une personne qui ne pensait qu’à ça, même en faisant l’amour. Oui, elle pensait à sa manière de se tenir, elle pensait que ses partenaires la jugeaient, qu’ils regardaient chacun de ses défauts physiques, et elle se sentait mal à l’aise à tel point qu’elle en venait à ne pratiquer que dans le noir le plus complet, ou à choisir des quicky (petits coups rapides) qui lui permettaient de baiser habillée, et d’éviter d’être vue nue.

Pourtant, il semblerait que les hommes aiment particulièrement regarder le corps d’une femme nue. Mais je crois que c’est général, je sais qu’il m’est déjà arrivée de scruter le corps nu de mon Adonis du moment, la bave au coin des lèvres, prête à lui bondir dessus. Mais voilà, quand on est pudique, on ne sait pas forcément pourquoi. Bien souvent, il s’agit de complexes physiques, mais même si l’autre nous rassure, nous avons tendance à penser qu’il/elle nous voit avec les yeux de l’amour et n’a pas un brin d’objectivité (parce que nous oui, évidemment …).

Du coup, je me tourne vers vous.
Vous êtes comment, vous ? Du genre pudique ? Du genre « on s’en fout » ? Et vous gérez comment d’être avec un(e) pudique ?

Des bises,
Mya0u

ne tire pas la couette

Pas ce soir, j’ai mal à la tête…

1 Nov

Oui messieurs on vous l’a sorti plusieurs fois cette phrase et à juste titre…

C’est une excuse bidon, ok on vous l’accorde, soyons un peu plus original au niveau de nos alibis. Voici quelques exemples les filles : J’ai mes règles, j’ai eu une grosse journée je suis KO, j’ai oublié ma pilule c’est risqué ou un truc plus glauque du genre j’ai la gastro ou j’ai une mycose tu risque de l’attraper (radical pour le coup).

Et oui désolée mais contrairement à vous votre queue n’est pas le centre de notre univers.
Pourquoi ? Et bien quand on est une femme, la société exige de nous la perfection dans tous les domaines.
Il faut être femme d’affaire, amante, maman, sportive, bonne cuisinière, fée du logis, coquète et manucurée et vous croyez qu’en plus de ça, à la fin de la journée, on a le temps de penser au sexe !!!
Franchement, soyons réaliste vous n’êtes même pas capable de faire le quart de ce nous faisons quotidiennement donc ne soyez pas étonnés qu’à la fin de la journée on vous sort « Pas ce soir, j’ai mal à la tête » car dans ce message il y à un signal à interpréter…
Dommage pour vous le « Traducteur de femmes » n’existe pas encore mais je vais vous aider pour cette fois.
Il y a plusieurs possibilités de traduction :

  • Une façon de se venger d’une chose que vous avez mal faite dans la journée
  • Vous êtes tellement nul au pieu que votre femme commence sérieusement à se lasser d’avoir un lièvre qui lui saute dessus
  • Après une journée chargée, elle n’a vraiment pas la tête à ça et ça ne l’intéresse pas de faire l’étoile de mer pendant que vous faites vos affaires
  • Elle ne pense pas au sexe tous les jours et doit chercher des excuses bidons pour que vous lui lâchiez le cul de temps en temps

C’est un peu plus clair maintenant ?
Ah autre chose, sachez que toutes vos tentatives d’essais après un refus ne font qu’empirer les choses et de ce fait votre femme aura encore moins envie de vous donner ce que vous attendez.
On aime le sexe mais pas tous les jours ! La routine s’installe après (oui oui même au lit la routine existe) et a le faire trop souvent on ne prend pas le même plaisir.

Bien sur, ça dépend des femmes, des partenaires, du moment… mais il y a toujours une vraie raison derrière une excuse bidon, on ne veut juste pas vous vexer vous et votre susceptibilité de mâle dominant.

Allez les filles, n’hésitez pas à nous donner votre truc à vous pour éviter de passer à la casserole, et vous aussi messieurs, on sait qu’il vous arrive de nous esquiver (vilains garçons !).

Nath

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