Parlons peu, parlons bien.

25 Oct

Dis-moi, lecteur/trice de Boobiz, est-ce que tu parles pendant l’amour ?

Parler ? Mais comment ça ?

* musique d’intro/jingle *

Le petit dictionnaire de Ninanthea du blablah coïtal !

  • Tout d’abord, il y a le classique « Oh oui ! », déclinable en « Oh mon dieu ! », en « Casse-moi tout la d’dans ! » québécois, etc., exprimant de façon très poétique que c’est sympathiquement agréable.
    Jusque là, ça va, on va dire, même si je conçois que le « Oh mon dieu ! » répété avec de plus en plus de puissance sonore peut déstabiliser.

  • Ensuite, je vais placer les petites remarques/conseils du style « arrête… » ou « fait ça, ou ça… » ou « attends… » qui est un peu plus pratique que d’hurler « transformation PowerRanger ! » en plein milieu.

  • Après, je vais parler de l’improbable « conférence » exposée par une partie du couple. Par conférence j’entends monologue long, pas forcément dans le thème de l’action. Genre si tu te mets à causer du film de la veille pendant l’acte, ça peut faire bizarre. (Surtout si c’est Antichrist d’ailleurs.) Soit c’est que tu es extremement bavard, soit tu t’ennuies tellement qu’il te faut meubler en blablatant. Autant regarder la télé dans ce cas là.

  • L’insulte, qui peut être vite étrange si l’autre n’est pas prévenu. Oui, un « T’aimes ça salope ! » ça risque de surprendre un peu au début. Mais si tu aimes, pourquoi pas.

  • Le « je suis désolé » associé au « c’est pas grave » (pensé ou non, ça dépend) Tu n’es pas toujours dans une forme olympique, des fois ça arrive que tu n’y arrives pas et dans ces cas là « c’est pas grave ». Rassure-toi, ce n’est pas juste une phrase de politesse, pas toujours du moins, mais ce n’est pas parce que ça ne marche pas qu’il faut négliger l’autre.

  • Il existe aussi les « je parle pas, jamais », l’avantage c’est que tu n’es pas dérangé par le flot de paroles de l’autre, mais je pense qu’il y a un minimum.

Parlons peu, parlons bien. Autant je ne trouve pas pertinent de raconter sa vie pendant l’acte, autant ne rien dire du tout je ne suis pas sure que ça soit beaucoup mieux.

Mais alors, que dire ?

Ma réponse (personnelle, je comprendrais si tu me dis que tu adores entendre ton/ta partenaire te raconter Derrick) est associée avec la nécessite, je trouve, qu’il y a a parler de sexe avec son/sa partenaire (régulier j’entends, couple ou sexfriend). Sans forcément faire un briefing avant et un débriefing après, je trouve qu’il est toujours bien de savoir ce que l’autre apprécie ou non. Oui, certes, en général on s’en rend un minimum compte, mais c’est plus histoire de s’améliorer, ou simplement, de dire à l’autre « Quand tu as fait ça ou ça, c’était trop bien », toujours agréable à entendre.

Ces dialogues peuvent aussi ouvrir la voie aux fantasmes, que ta/ton partenaire ne devine pas toujours, c’est normal. Il n’y a rien d’autre à faire pour faire comprendre à l’autre qu’on aimerai bien tel ou tel truc, qu’il essaye de faire ceci ou cela.

La découverte de l’autre, sexuellement parlant, c’est aussi important que le reste, et c’est par le dialogue que ça se fait. T’en penses quoi ? T’es du genre à spoiler Derrick au lit ?  

NinAnthea

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2 Réponses to “Parlons peu, parlons bien.”

  1. le G.O. 25/10/2012 à 10:12 #

    « Graouh » ou « Grrrrr »

  2. Marion 25/10/2012 à 10:48 #

    Je laisse souvent échapper des OH PUTIN accessoirisé aux Oh oui’s.
    J’avoue, ou « c’est trop bien c’est trop bien » qui peuvent varier en PRENDS MOI voire DEFONCE MOI si je suis d’humeur biatch.
    Mais un mec qui parle pas c’est frustrant, ou alors respire fort merde, fais moi comprendre que tu kiffes un temps soit peut que j’me démène pour toi (ou autre objet contendant).

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