Fais moi mal, Johnny !

19 Oct

Ah, je vous vois déjà arriver avec votre petit sourire aux lèvres. Je suis sûre que je n’ai pas besoin de plus que le titre pour vous attirer dans mes liens. Vous voilà attachés à nous, ne dites pas le contraire, nous les voyons déjà nos réguliers, les bavards comme les bâillonnés. Aux aguets, attendant le mot qui claque, la phrase qui gifle, la peau brûlante de nos coups de plumes aiguisées.

Bienvenue au Donjon.

De cuir ou de résilles, corsetés, talonnés, la démarche assurée. Maitre/sse.
Le regard docile, le silence pesant, mains jointes et cuisses ouvertes. Soumis/e.

Dans la vie de tous les jours, dominants et dominés se mêlent (et s’emmêlent) sans que rien ne les distingue, mais qu’en est-il dans l’intimité ?

Les non-initiés ont toujours tendance à imaginer le milieu BDSM (Bondage-Discipline/Domination-Soumission/Sado-masochisme) comme quelque chose d’extrêmement violent. Non, rassure toi, ils n’y vont pas à coups de poing droits dans les côtes !

A part les SM purs et durs, les pratiquants du BDSM sont plutôt tournés vers la psychologie (la domination psychique) et la discipline (donner/recevoir des ordres). Le dominant et le dominé ont un très grand respect et une confiance absolue l’un envers l’autre. Et c’est bien ce qui les rend si particuliers aux yeux des inconnus, car je vous assure, le lien qui existe entre eux est indestructible.

Pour que tout ce petit monde puisse cohabiter dans la joie et la bonne humeur, il existe des règles que les deux parties (ou plus) se doivent de respecter scrupuleusement. Je vous l’ai dit, discipline, discipline et discipline !

Ils établissent, au début de leur relation, un contrat moral (parfois écrit) décrivant les limites à ne pas franchir et stipulant ce qu’on appelle un « safeword » (mot de sécurité) qui, utilisé, stoppe immédiatement tout jeu entre eux. Les Maitres/ses expérimenté/es vous diront qu’il n’est pas nécessaire au bon fonctionnement de la pratique quand les liens entre le dominant et le dominé sont forts (et souvent anciens) et que, évidemment, les deux parties ne sont pas des novices en la matière.

Il y a autant de types de pratiques que de pratiquants, et il n’y a qu’en essayant qu’on peut réellement savoir si ça nous plait, ou non (enfin, tu dois quand même avoir une idée là-dessus !).
Bien sur, il y a certains classiques comme les liens (que ce soit du bondage intégral ou de la simple entrave poignets/chevilles), la fessée et ses dérivés, la strangulation ou l’interdiction (de parler, de regarder, de toucher, de jouir etc.), mais chaque duo (ou trio. ou plus) à son propre rituel.

Certains sont naturellement portés sur la domination, d’autres sur la soumission, et d’autres encore sont versatiles, passant de l’un à l’autre en fonction des partenaires de jeu. Et ne pense pas que ça ait un lien avec leur vie quotidienne, car tu pourras trouver un chef d’entreprise se faisant ficeler comme un sauciflard comme une femme au foyer au fouet facile (et pas que pour monter ses œufs en neige).

A mon sens, le BDSM est bien plus qu’une pratique sexuelle, c’est une façon de penser et parfois aussi une façon de vivre. Je ne saurais que trop vous conseiller de farfouiller sur le net à la recherche de témoignages et de sites tenus par des pratiquants plutôt que de lire des livres tels qu’Osez tout savoir sur le SM (Gala Fur, ed. La Musardine – 2004) qui me semblent un peu réducteurs.

N’hésitez pas à partager avec nous vos expériences en commentaires, votre avis, vos conseils, vos envies …
En espérant vous avoir donner envie de vous renseigner !

Des bises
Mya0u

Sources : Pictonale

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :